Menaces de mort pour un policier qui a dénoncé le racisme de son chef

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L'incident est survenu le 25 juin quand Alex Stone (photo) et deux de ses collègues sont allés informer leur chef, Martin Hoover, qu'une femme noire interpellée s'était plainte.

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Agence France-Presse
Los Angeles

Un officier de police se retrouve objet de nombreuses menaces de mort après avoir dénoncé le racisme de son chef qui a imité Tarzan et des bruits de singes en étant informé de la plainte d'une femme noire.

Alex Stone, policier de la petite ville de Clatskanie (2000 habitants), en Oregon, a raconté à l'AFP qu'il avait reçu des menaces de mort de voisins et s'était fait traiter de «nègre» depuis qu'il a porté plainte contre son supérieur en août.

«Pas plus tard qu'hier, un propriétaire de l'un des commerces locaux a dit qu'il voulait m'emmener dans un bois et me tirer en pleine tête. Un autre a dit qu'il voulait me pendre par une corde», a raconté le policier de 36 ans.

«On a essayé de faire sortir de la route ma femme par deux fois... et mes trois enfants ont peur», a-t-il ajouté. «J'ai l'impression que les gens veulent que je parte».

L'incident survient au milieu d'un débat ravivé aux États-Unis sur les relations raciales et notamment sur la brutalité policière face aux minorités.

«La confiance du public dans la police est au plus bas après tous les incidents qui ont eu lieu dans le pays et celui-ci aggrave encore ce fossé», estime Mat dos Santos, de l'association de défense des droits civiques ACLU en Oregon.

«Le public veut croire qu'il y a de bons officiers de police (...) et ce que ce chef (raciste) a fait érode encore la confiance dans l'ensemble des forces de l'ordre», a-t-il ajouté.

L'incident est survenu le 25 juin quand Alex Stone et deux de ses collègues sont allés informer leur chef, Martin Hoover, qu'une femme noire interpellée s'était plainte.

M. Hoover a alors commencé à se taper sur la poitrine comme Tarzan et à crier comme un singe.

«Nous étions sans voix. J'ai été élevé avec l'idée que tout le monde a été créé à l'image de Dieu (...) je ne vais tolérer de personne, particulièrement pas de ceux qui sont en position de pouvoir, de traiter les gens comme des sous-hommes».

M. Stone et l'un de ses collègues ont décidé de porter plainte contre M. Hoover, qui a peu après pris sa retraite, recevant les éloges des autorités municipales pour sa carrière.

Martin Hoover et les représentants de la municipalité n'ont pas pu être joints pour répondre aux questions de l'AFP.

Si Alex Stone dit avoir reçu des messages de soutien de policiers de Clatskanie et du pays tout entier, «pas un représentant municipal ne m'a contacté pour savoir si moi et ma famille allions bien».

Il n'a pourtant aucun regret: «je veux que les gens comprennent que la majorité des policiers ne sont pas racistes».

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