Maison-Blanche 2016: Joe Biden n'a pas encore décidé

Le vice-président des États-Unis Joe Biden.... (PHOTO JOEL AUERBACH, AP)

Agrandir

Le vice-président des États-Unis Joe Biden.

PHOTO JOEL AUERBACH, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le vice-président américain, Joe Biden, a confié jeudi soir qu'il n'avait pas encore décidé s'il allait tenter de conquérir la Maison-Blanche en 2016, n'étant pas sûr de pouvoir affronter une campagne si tôt après le décès de son fils.

«Je vais être franc avec vous», a déclaré M. Biden dans une synagogue d'Atlanta (Géorgie), faisant référence à plusieurs reprises à la mort fin mai de son fils ainé Beau, 46 ans, qui a succombé à un cancer du cerveau.

«Le facteur le plus important dans ma décision est de savoir si ma famille et moi-même avons l'énergie émotionnelle de faire acte de candidature», a-t-il expliqué, tout en reconnaissant qu'une telle honnêteté pouvait ne pas être très politique.

Le décès de son fils a représenté une nouvelle tragédie familiale pour Joe Biden. Sa première épouse et leur fille en bas âge avaient péri en 1972 dans un accident de voiture, tandis que Beau et son frère Hunter avaient été blessés.

«À moins que je sois en mesure de dire à mon parti et au peuple américain que je peux me dévouer de tout mon coeur et de toute mon âme à cet effort, ce ne serait pas approprié» de se présenter aux primaires démocrates, a relevé le vice-président, âgé de 72 ans.

«Le facteur le plus important dans ma décision est de savoir si ma famille et moi-même avons l'énergie émotionnelle de faire acte de candidature.»

Joe Biden
vice-président des États-Unis

«Tout le monde parle de beaucoup d'autres facteurs, comme les autres personnes dans la course, si je suis en mesure de récolter de l'argent, si je peux mettre en place une organisation : ce n'est pas le facteur» déterminant, a affirmé M. Biden, déjà deux fois candidat malheureux à la Maison-Blanche, en 1998 et en 2008.

«Le facteur, c'est : suis-je en mesure de le faire, ma famille peut-elle entreprendre cet engagement laborieux, que nous serions fiers d'entreprendre dans des circonstances normales», a-t-il relevé. «Honnêtement (...), je ne sais tout simplement pas».

Et d'ajouter : «Si je peux arriver à la conclusion que nous pouvons le faire, d'une façon telle que ce serait encore viable, je n'hésiterais pas à le faire».

Mais «je peux vous regarder droit dans les yeux et dire désormais "je sais que je peux le faire"», a-t-il conclu sous des applaudissements nourris.

Le premier vote des primaires n'aura lieu que début février, mais Joe Biden devrait entrer en lice sous peu s'il veut avoir une chance. Le premier débat entre les candidats démocrates est prévu le 13 octobre.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer