Chris Christie suggère de «traquer» les immigrés comme des colis FedEx

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«Nous pouvons faire venir les gens de Fedex qui utilisent cette technologie pour s'en occuper. Il n'y a rien de mal à ça. Et je ne veux pas dire que les gens sont des colis, ne soyons pas ridicules», a déclaré M. Christie.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le candidat à l'investiture républicaine pour la Maison-Blanche en 2016 Chris Christie veut utiliser la technologie de suivi des colis employée par les messageries express comme FedEx pour lutter contre l'immigration clandestine.

«C'est un nouvel exemple où le secteur privé distance le gouvernement dans l'utilisation d'une technologie», s'est expliqué dimanche sur la chaîne Fox M. Christie, gouverneur du New Jersey. «Utilisons le même type de technologie pour nous assurer que 40% des 11 millions de personnes qui sont ici illégalement ne restent pas plus longtemps que prévu».

«Nous pouvons faire venir les gens de FedEx qui utilisent cette technologie pour s'en occuper. Il n'y a rien de mal à ça. Et je ne veux pas dire que les gens sont des colis, ne soyons pas ridicules», a poursuivi M. Christie.

Le gouverneur a déclenché de vives réactions après avoir proposé samedi soir lors d'un rassemblement dans le New Hampshire de «traquer» les personnes venant aux États-Unis avec un visa comme FedEx le fait avec un colis.

«À n'importe quel moment, FedEx peut vous dire où un colis se trouve. Il est dans un camion. Il est à la gare. Il est dans un avion», a déclaré M. Christie. «Pourtant, nous laissons venir des gens dans ce pays avec des visas et, au moment où ils arrivent, nous perdons leur trace».

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«Nous devons avoir un système qui puisse les suivre à partir du moment où ils entrent» aux États-Unis, a-t-il dit, avançant que 40% des immigrés illégaux étaient entrés sur le territoire américain avec un visa mais étaient restés au-delà de son échéance.

«Peu importe la durée de votre visa, nous allons venir vous chercher. (...) Nous allons tapoter sur votre épaule et vous dire "Excusez-moi. Merci d'être venu. Il est temps de partir"».

Ce n'est pas le premier des candidats républicains à créer des remous en matière d'immigration.

Le magnat de l'immobilier Donald Trump, qui devance largement ses 16 concurrents à l'investiture dans les intentions de vote selon les sondages, s'était illustré en juin par une tirade contre le Mexique lors de son discours annonçant sa candidature pour 2016.

«Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils n'envoient pas les meilleurs éléments. Ils envoient ceux qui posent problèmes. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs», avait déclaré M. Trump, 69 ans.

Il a aussi promis de construire un mur à la frontière du Mexique et des États-Unis, et de le faire payer par les autorités mexicaines.

Un autre candidat républicain, l'ex-gouverneur de Floride Jeb Bush a lui accusé récemment les Asiatiques d'abuser de la loi offrant la nationalité américaine aux enfants nés aux États-Unis, dans une campagne pour l'élection présidentielle où le thème de l'immigration occupe une place prépondérante.

Il a utilisé pour cela le terme péjoratif de «bébés d'ancrage», considéré comme insultant par les associations de soutien aux immigrés.

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