Trump provoque un tollé chez les républicains après des remarques sexistes

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Le débat de jeudi entre les dix principaux candidats à la primaire républicaine organisée par Fox News a battu des records d'audience avec 24 millions de téléspectateurs.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le milliardaire américain Donald Trump, prétendant à la Maison-Blanche, a provoqué un tollé samedi dans le camp républicain après des remarques jugées sexistes qui ont choqué des sympathisants au point de lui retirer une invitation à un important rassemblement politique.

Le magnat de l'immobilier, qui bouscule aux États-Unis la précampagne des présidentielles de 2016 à coups de déclarations-chocs, a apparemment fait allusion vendredi à la menstruation d'une journaliste vedette de la chaîne Fox News.

Se plaignant du traitement «injuste» que lui aurait réservé cette dernière, Megyn Kelly, l'une des animatrices du premier débat des primaires républicaines organisé jeudi, Donald Trump a affirmé sur CNN qu'il n'avait «pas beaucoup de respect pour elle».

«On pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son... où que ce soit», a-t-il dit vendredi à propos de la journaliste qui l'avait interrogé sur des insultes sexistes proférées par le passé.

Suite à cette déclaration, des sympathisants républicains qui l'avaient invité à parler samedi lors d'une réunion à Atlanta lui ont retiré l'invitation.

«Bien que j'apprécie personnellement Donald Trump, sa remarque à propos de Megyn Kelly sur CNN va trop loin», a écrit Erick Erickson, rédacteur en chef d'un site proche des républicains, RedState, qui organise le rassemblement.

La seule candidate aux primaires républicaines, Carly Fiorina, a réagi sur Twitter en assénant: «M. Trump: c'est inexcusable» avant d'ajouter «Je soutiens @megynkelly».

Un autre aspirant républicain à la présidentielle, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker, lui a emboîté le pas en assurant sur le réseau social: «Je suis d'accord avec @CarlyFiorina, les commentaires de Trump n'ont aucune excuse. Soutenons @MegynKelly.»

Invité au rassemblement de RedState, un groupe conservateur influent, un troisième candidat, Mike Huckabee a déclaré selon Politico que «le parti républicain n'est pas engagé dans une guerre contre les femmes. Le parti républicain ne dit pas des choses sur Megyn Kelly. (...) C'est un individu qui le fait».

Au moins neuf prétendants républicains à la Maison-Blanche ont été conviés à s'exprimer à cette réunion en plus de Donald Trump, selon le site de Redstate, dont plusieurs poids lourds comme Jeb Bush.

Donald Trump tentait samedi d'expliquer ses propos, affirmant avoir voulu désigner le «nez» de la journaliste.

«Il y a tellement d'imbéciles du ''politiquement correct'' dans notre pays. Nous devrions tous nous mettre au travail et arrêter de perdre du temps et de l'énergie sur des choses absurdes», a-t-il ajouté sur le réseau social, où il compte 3,5 millions d'abonnés.

Par ailleurs samedi, l'équipe de campagne de Donald Trump a annoncé que le candidat avait congédié son principal conseiller Roger Stone, accusé «de vouloir tirer avantage de la campagne pour sa propre publicité», selon les propos d'un porte-parole sur CNN.

M. Stone a donné sur Twitter une autre version des raisons de son départ.

«Désolé, @realDonaldTrump ne m'a pas viré - j'ai viré Trump. Pas d'accord avec cette guéguerre avec @megynkelly qui nous éloigne des sujets de fond», écrit-il.

Le débat de jeudi entre les dix principaux candidats à la primaire républicaine organisée par Fox News a battu des records d'audience avec 24 millions de téléspectateurs, grâce notamment à la présence de Donald Trump, qui occupait le centre de la scène et a dominé le temps de parole.

En tête des sondages, il avait jeté un froid chez les républicains dès le début du débat en n'excluant pas de se présenter en candidat indépendant si le parti ne le désignait pas comme leur candidat, provoquant les huées d'une partie du public.

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