Les proches d'une prisonnière morte au Texas saluent son «courage»

À la cérémonie, sa mère Geneva Reed-Veal a... (Photo Jim Young, AP)

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À la cérémonie, sa mère Geneva Reed-Veal a affirmé samedi qu'elle voulait comprendre ce qui était arrivé «à son bébé», répétant qu'elle n'avait pas pu se suicider.

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Associated Press
LISLE

La famille et les amis d'une Afro-Américaine retrouvée morte dans sa cellule du Texas l'ont portée à son dernier repos, samedi, en banlieue de Chicago, d'où elle était originaire.

Des centaines de personnes étaient présentes à l'église épiscopale méthodiste africaine Dupage à Lisle pour saluer le «courage» de Sandra Bland dans son combat pour la justice sociale. Ils ont célébré sa mémoire avec des discours et des chants liturgiques. Sa mère a même effectué une danse dans l'allée centrale de l'église.

Malgré cette ambiance festive, ses proches se sont dits toujours confus sur les circonstances du décès de Mme Bland.

La femme de 28 ans avait été appréhendée sur le bord de la route, dans sa voiture, parce qu'elle n'aurait pas actionné son clignotant en changeant de voie. Il s'en était suivi une confrontation avec un policier, qui a mené à son incarcération. Trois jours plus tard, elle a été retrouvée morte dans sa cellule.

Les autorités répètent qu'il s'agit d'un suicide et un rapport d'autopsie publié vendredi corrobore ce scénario. Toutefois, sa famille a remis en doute cette hypothèse. Ses proches affirment qu'elle avait hâte d'occuper son nouvel emploi et qu'elle n'était pas dans un état suicidaire à ce moment-là.

À la cérémonie, sa mère Geneva Reed-Veal a affirmé samedi qu'elle voulait comprendre ce qui était arrivé «à son bébé», répétant qu'elle n'avait pas pu se suicider.

Sandra Bland était très engagée pour la cause des droits civiques. Elle partageait d'ailleurs des vidéos en ligne, appelés «SandySpeaks» («Sandra s'exprime»), dans lesquelles elle donnait son opinion sur certains enjeux.

Plusieurs personnes présentes aux funérailles arboraient d'ailleurs des chandails portant l'inscription «SandySTILLSpeaks» («Sandra s'exprime toujours»).

La révérende Theresa Dear a souligné que Mme Bland devait être célébrée pour s'être tenue debout contre le policier qui l'avait arrêtée.

«Elle l'a confronté. Elle lui a demandé pourquoi elle devait éteindre sa cigarette. Elle lui a demandé 12 fois pourquoi elle était arrêtée. Alors nous célébrons cette partie de sa personnalité», a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté que la famille de Mme Bland et elle allaient continuer de remettre en doute la version des autorités. «Quand tu es sur le point de commencer un nouvel emploi, quand tu sais que ta famille va amener l'argent pour que tu sois libérée, quand tu es une militante combative, tu ne te suicides pas», a-t-elle lancé.

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