Le maire de New York veut freiner Uber «aussi vite que possible»

L'application Uber montrant les véhicules disponibles dans Manhattan.... (Photo Mary Altaffer, archives AP)

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L'application Uber montrant les véhicules disponibles dans Manhattan.

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Agence France-Presse
New York

Le maire de New York Bill de Blasio a déclaré lundi qu'il souhaitait freiner «aussi vite que possible» l'entreprise de service de transports Uber, avec laquelle il est désormais engagé dans un bras de fer public.

Invoquant les embouteillages et la pollution, le conseil municipal de New York pourrait voter dès cette semaine un sévère coup de frein à l'expansion d'Uber : sa croissance serait limitée à 1% pour l'année qui vient, le temps, officiellement, d'étudier l'impact des «véhicules à louer» sur les embouteillages et la pollution.

«Je pense que la législation est appropriée, et je pense qu'elle devrait être votée aussi vite que possible», a déclaré M. de Blasio lors d'une conférence de presse.

Campagne agressive contre de Blasio

Cette conférence de presse était initialement consacrée à la vague de chaleur à New York, mais le maire démocrate a été bombardé de questions sur Uber, qui a lancé ces derniers jours une campagne de publicités à la télévision et par courriel extrêmement agressive à son encontre.

«Je ne débats pas avec les sociétés privées. Soyons clairs, Uber est une entreprise multi-milliardaire et se comporte comme telle. (...) Ils mettent leurs bénéfices au-dessus de toute autre considération.»

Bill de Blasio
Maire de New York

L'entreprise californienne, qui a progressé très vite à New York, avec plus de 20 000 véhicules contre 13 587 taxis jaunes, a affirmé que le maire allait détruire 10 000 emplois et priver d'un service vital les arrondissements hors Manhattan, où les taxis jaunes vont peu. Elle l'a aussi accusé d'être «à la solde de ses gros donneurs, les taxis».

La législation a été aussi dénoncée ces derniers jours par les trois quotidiens new-yorkais New York TimesNew York Post et Daily News.

Uber a proposé un débat en direct sur l'internet pour confronter les points de vue, mais M. de Blasio s'y est refusé.

«Je ne débats pas avec les sociétés privées. Soyons clairs, Uber est une entreprise multi-milliardaire et se comporte comme telle. (...) Ils mettent leurs bénéfices au-dessus de toute autre considération», a-t-il dit.

«Il y a quelques années, personne n'avait jamais entendu parler d'Uber et maintenant, il y a plus de véhicules Uber que de taxis jaunes à New York... Il est sensé de demander une pause, d'étudier la situation», a insisté le maire, évoquant, outre la pollution et les embouteillages, la question des droits des consommateurs et des travailleurs.

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