Le tireur dans l'église de Charleston n'aurait pas dû pouvoir acheter une arme

Dylann Roof, s'affirmant partisan de la suprématie blanche,... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Dylann Roof, s'affirmant partisan de la suprématie blanche, est accusé d'avoir abattu le 17 juin neuf paroissiens qui se trouvaient dans l'église historique Emanuel AME de Charleston, dans la pire tuerie raciste de l'histoire récente des États-Unis.

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Associated Press
WASHINGTON

Le jeune homme accusé d'avoir tué neuf personnes le mois dernier dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, n'aurait pas dû être autorisé à se procurer l'arme qu'il a utilisée lors de l'attaque, a révélé le directeur du FBI, James Comey, vendredi.

Il a mis en évidence une série de ratés et de documents incomplets qui ont permis à Dylann Roof d'obtenir l'arme dont il est accusé de s'être servi pour attaquer une église fréquentée par la communauté noire de Charleston.

Le problème est lié à l'arrestation de Dylann Roof quelques semaines avant la tuerie, au cours de laquelle il avait admis posséder de la drogue.

Selon les lois fédérales, cette révélation aurait dû suffire pour lui interdire d'acheter une arme au mois d'avril. Toutefois, M. Comey a révélé que l'enquêtrice qui était chargée d'analyser la requête du jeune homme pour l'achat de l'arme n'a jamais vu l'historique de l'arrestation puisque l'agence d'arrestation inscrite à son dossier n'était pas la bonne.

La transaction a alors eu lieu après trois jours, puisque l'enquêtrice n'avait pas assez d'information pour l'autoriser ou la refuser.

«Si elle avait vu ce rapport, a expliqué M. Comey, sa requête aurait été refusée.»

M. Comey a dit qu'il avait appris l'existence de ce problème jeudi, et que les autorités de la police fédérale américaine avaient l'intention de rencontrer les proches des victimes vendredi. Il a ajouté qu'il avait aussi mené une enquête interne de 30 jours sur la manière dont le passé criminel des gens souhaitant se procurer des armes était scruté par le FBI.

Cette annonce est survenue quelques heures après que le drapeau confédéré eut été retiré du parlement de la Caroline du Sud. Les familles des victimes ont assisté à la cérémonie.

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