Un 13e candidat aux primaires républicaines de 2016 pour la Maison-Blanche

Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal... (Photo Gerald Herbert, AP)

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Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a annoncé mercredi sa candidature à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de 2016, treizième à ajouter son nom à une liste de candidats qui devrait encore s'allonger - du jamais vu dans l'histoire récente.

«Je suis candidat à la présidence des États-Unis», a d'abord déclaré Bobby Jindal, 44 ans, sur son compte Twitter.

Puis, lors d'un discours devant ses partisans près de La Nouvelle-Orléans, il s'est présenté comme «le seul candidat qui a écrit un scénario de remplacement» à la réforme de santé Obamacare, qu'il veut abroger.

Très critique de la politique d'Obama contre le groupe État islamique, il est aussi opposé au mariage homosexuel et à la réforme de l'éducation.

Brandissant sur scène une arme, il s'en est pris à l'élite politique de Washington, y compris à Hillary Clinton, «la stagiaire en coulisses» d'Obama et aux leaders de son propre parti. «Je me présente sans l'autorisation du siège à Washington DC», a-t-il lancé, sous un tonnerre d'applaudissements.

Il a lancé des piques à Jeb Bush, un des favoris de son camp, implorant les électeurs à ne pas «cacher (leurs) idéaux conservateurs».

Le candidat avait publié dans la journée sur son site et sur Facebook plusieurs vidéos où on le voit discuter de sa candidature avec sa femme et ses trois enfants, promettant à sa fille: «si nous emménageons à la Maison-Blanche, tu pourras avoir un petit chien».

Fils d'immigrés indiens, converti au catholicisme, Bobby Jindal dirige l'État conservateur de Louisiane, dans le sud, depuis 2008. Il fut le premier Américain d'origine indienne à être élu gouverneur d'un État américain.

Jeune diplômé d'Oxford, il fut consultant dans le grand cabinet de conseil McKinsey avant de revenir dans sa Louisiane natale pour se lancer dans une carrière publique puis politique, avec jusqu'ici un grand succès.

Mais sa popularité nationale est à ce stade quasi-nulle. Dans un sondage Wall Street Journal/NBC News réalisé mi-juin, les intentions de vote pour Bobby Jindal sont mêmes nulles.

La course des primaires est pour l'instant menée par Jeb Bush, premier choix de 22% des personnes interrogées, suivi du gouverneur du Wisconsin Scott Walker (non encore déclaré) et du sénateur de Floride Marco Rubio, selon le même sondage.

L'abondance de candidats a forcé la chaîne Fox News à limiter à 10 le nombre de candidats invités au premier débat télévisé des primaires, le 6 août. Les autres se contenteront d'un «forum» télévisé dans l'après-midi.

L'objectif des «petits» candidats est donc de se hisser dans les dix premières places, calculées par la moyenne des sondages reconnus par Fox News.

Les 12 autres candidats déclarés sont: Jeb Bush, Marco Rubio, Ben Carson, Mike Huckabee, Rand Paul, Rick Perry, Ted Cruz, Carly Fiorina, Donald Trump, Lindsey Graham, Rick Santorum et George Pataki.

D'autres, tels Scott Walker et Chris Christie, devraient également se lancer dans la course, les primaires devant commencer début 2016.

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