É.-U.-Cuba: pas encore d'accord sur les ambassades

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Après des mois de tractations secrètes sous l'égide du Vatican, les États-Unis et Cuba ont opéré un rapprochement historique en vue d'une normalisation complète, depuis l'annonce-choc du 17 décembre dernier des présidents Barack Obama et Raul Castro.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis et Cuba n'ont pas pu trouver d'accord vendredi pour rétablir leurs relations diplomatiques rompues depuis plus d'un demi-siècle, et les négociations vont se poursuivre dans les semaines à venir, ont indiqué les deux parties.

Pour la quatrième fois depuis janvier, des délégations des deux ministères des Affaires étrangères étaient réunies depuis jeudi pour des entretiens en vue de la réouverture de chancelleries et l'échange d'ambassadeurs entre les deux capitales.

«Les deux délégations se sont mises d'accord pour poursuivre les échanges relatifs au fonctionnement de missions diplomatiques, donc nous les poursuivrons lors des prochaines semaines», a expliqué à la presse la directrice générale cubaine chargée des États-Unis, Josefina Vidal Ferreiro, à l'issue de cette journée de discussions qui s'est déroulée dans les locaux du département d'État à Washington.

«Cela n'a pas été une tâche facile compte tenu de notre histoire compliquée», a confirmé Roberta Jacobson, la secrétaire d'État adjointe américaine chargée de l'Amérique latine.

«Cette série de discussions a été hautement productive», a-t-elle ajouté, précisant avoir «fait des progrès significatifs ces cinq derniers mois» et que les deux parties étaient «très proches» d'atteindre leur objectif commun de réouverture des ambassades.

Au vu des «progrès» accomplis, «je ne sais pas si nous aurons besoin d'un nouveau tour» de discussions, pour parvenir à un accord, a dit la diplomate américaine.

Elle a ainsi suggéré que les négociations pourraient tout aussi bien se poursuivre au niveau des sections d'intérêts qu'entretiennent les deux régimes depuis 1977 et qui font office de chancelleries.

«Mais nous discutons toujours de plusieurs aspects du fonctionnement d'une ambassade», a concédé la diplomate qui, à l'instar de la responsable cubaine, s'est refusée à donner des détails sur les points précis bloquant un accord.

Il pourrait s'agir, comme l'avait déjà évoqué Mme Robertson, de la question épineuse des droits de l'homme et de la démocratie, qui demeure la principale pierre d'achoppement entre Washington et La Havane.

D'ailleurs, des organisations d'exilés cubains à Miami ont affirmé mercredi que la répression dans l'île des Caraïbes avait augmenté de manière «dramatique», La Havane ayant un sentiment d'«impunité» grâce à son rapprochement avec Washington.

Après des mois de tractations secrètes sous l'égide du Vatican, les États-Unis et Cuba ont opéré un rapprochement historique en vue d'une normalisation complète, depuis l'annonce-choc du 17 décembre dernier des présidents Barack Obama et Raul Castro.

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