Des navires iraniens ont «harcelé» un bateau américain

Le navire de guerre iranien Alborz est vu dans... (PHOTO MAHDI MARIZAD, ARCHIVES AP/FARS)

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Le navire de guerre iranien Alborz est vu dans le détroit d'Ormuz, le 7 avril.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Des bateaux militaires iraniens ont «harcelé» vendredi un porte-conteneurs battant pavillon américain dans le golfe Persique, a révélé mercredi le Pentagone au lendemain de l'arraisonnement et du placement sous séquestre d'un navire du même type par les Iraniens.

Le 24 avril, «quatre patrouilleurs iraniens sont venus à l'arrière du Maersk Kensington et l'ont suivi pendant à peu près 15 à 20 minutes, dans une action interprétée comme agressive par le commandant du Kensington», a déclaré le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

Le commandant du porte-conteneurs a prévenu la Marine américaine après l'incident et «il n'y a pas eu d'implication militaire américaine», a précisé le porte-parole.

Les patrouilleurs iraniens appartenaient aux Guardiens de la Révolution.

Les États-Unis appellent l'Iran à «respecter toutes les règles internationales sur la liberté de navigation (...) et tous les protocoles établis» en la matière, a-t-il souligné.

L'annonce du Pentagone survient au lendemain de l'arraisonnement par la Marine iranienne du Maersk Tigris, un porte-conteneurs battant pavillon des îles Marshall en raison, selon Téhéran, d'impayés de la compagnie danoise Maersk.

L'arraisonnement a eu lieu dans la zone du détroit d'Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial et en particulier pour le transport de pétrole.

Le porte-conteneurs se trouvait sur une voie de navigation «internationalement reconnue» dans la zone du détroit d'Ormuz, dans les eaux territoriales iraniennes, selon le Pentagone.

Le Maersk Tigris a été mis sous séquestre par l'Iran dans le port de Shahid-Bahonar, près de Bandar Abbas.

Quatre bateaux militaires américains --le destroyer lance-missile Farragut et trois patrouilleurs-- ont été envoyé dans la zone du détroit d'Ormuz, a précisé mercredi le porte-parole du Pentagone.

Les navires sont dans cette zone stratégique pour «conduire des opérations de sécurité maritime», a indiqué le colonel Warren.

«Ils sont assez proches du Maersk Tigris pour répondre, si une réponse est nécessaire», a-t-il ajouté, sans vouloir détailler davantage.

Un porte-parole du département d'État américain a précisé que les îles Marshall, liées aux États-Unis par un accord d'association, avaient demandé l'aide de Washington pour obtenir la «libération» du bateau et que des consultations avaient lieu en ce moment entre Washington et l'archipel.

«Les États-Unis ont pleine autorité et responsabilité pour les questions de sécurité et de défense concernant les îles Marshall, y compris pour les navires de leur pavillon» a déclaré la porte-parole, Marie Harf.

Les responsables américains laissent entendre qu'il n'y a pas d'action militaire imminente.

Le Maersk Tigris est loué au géant du transport maritime danois Maersk par Rickmers Shipmanagement, une société qui divise son siège entre Hambourg et Singapour.

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