Plaidoyer de Chelsea Clinton pour une femme à la présidence

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Chelsea en compagnie de sa mère Hillary, lors d'une conférence que les dames Clinton ont donnée à l'Université de Miami, le 7 mars.

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Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
NEW YORK

À peine annoncée la candidature d'Hillary Clinton, sa fille Chelsea est montée au créneau, troisième pilier d'une dynastie familiale unique dans la politique américaine, qui ne va pas ménager ses efforts pour l'élection présidentielle de 2016.

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Chelsea, 35 ans, mère d'une petite Charlotte de 6 mois, a longtemps évité les projecteurs visant ses célèbres parents Bill et Hillary.

Mais cette semaine, elle faisait la couverture de la version américaine du magazine Elle, en robe Gucci noire à 1500 $ et bracelet Cartier, plaidant en pages intérieures pour l'élection d'une femme à la présidence.

«Quand vous posez la question de l'importance d'avoir une femme présidente, oui, absolument, c'est important, oui, pour des raisons symboliques. Et les symboles sont importants», explique-t-elle dans cette interview.

«Une de nos valeurs fondamentales dans ce pays est que nous sommes le pays de l'égalité des chances. Mais quand cette égalité n'inclut pas les sexes, il y a là un défi fondamental, et je pense qu'avoir notre première femme présidente - quelle qu'elle soit - aidera à le relever.»

«Très fière de toi, Maman», a-t-elle aussi tweeté après l'annonce de la candidature de sa mère.

En 2008, Chelsea Clinton, brillante diplômée de Stanford, Oxford et Columbia, avait déjà fait campagne pour Hillary, principalement sur les campus. Elle avait décrit sa mère comme son «héroïne» à la convention démocrate.

Mais elle s'était à l'époque refusée à toute interview.

Elle s'est depuis mariée à un banquier d'affaires avec lequel elle vit au coeur de Manhattan, dans leur appartement payé 9,25 millions de dollars. Et elle est devenue vice-présidente de la Fondation Clinton, particulièrement impliquée dans les thématiques des femmes et de la santé.

«Une de nos valeurs fondamentales dans ce pays est que nous sommes le pays de l'égalité des chances. Mais quand cette égalité n'inclut pas les sexes, il y a là un défi fondamental, et je pense qu'avoir notre première femme présidente - quelle qu'elle soit - aidera à le relever.»

Chelsea Clinton

Très proche de ses parents

Sur son rôle dans la campagne, «tout dépendra de la stratégie d'Hillary», explique à l'AFP le professeur Robert Shapiro, expert en politique de l'Université Columbia à New York.

«Vu la vidéo qu'elle a utilisée pour lancer sa campagne, mettant notamment l'accent sur les familles et les femmes, le fait que Chelsea ait un bébé qui est sa première petite-fille, il y a là un angle à exploiter», estime-t-il.

Coïncidence? Les premières photos de Charlotte, promenée en poussette par ses parents dans son quartier du Flatiron, ont été publiées le week-end même de l'annonce de la candidature d'Hillary.

Et souvent considérée comme distante et froide, cette dernière a longuement évoqué la joie d'être grand-mère, et comment sa petite-fille l'avait déjà aidée à «voir le monde d'une façon différente», dans un épilogue récemment ajouté à ses mémoires «Le Temps des décisions».

Chelsea Clinton, ajoute aussi M. Shapiro, «a son propre style» et pourrait «être utile auprès des jeunes et des femmes. Elle est jeune, énergique, charismatique à sa façon».

«Elle a un doctorat en gouvernance mondiale, elle partage les intérêts de ses parents. Mais je pense que si elle joue un rôle dans la campagne, ce sera de son initiative», estime pour sa part Meena Bose, professeur de sciences politiques à l'Université Hofstra, soulignant qu'en 40 ans de politique, Bill et Hillary Clinton n'ont «jamais poussé» leur fille en ce sens.

Et pour elle, l'implication de Chelsea n'est pas sans risque.

«Hillary Clinton fait partie des gens au sommet, Chelsea Clinton et son mari ont très bien réussi financièrement, vous avez donc potentiellement cette perception de déconnexion, principalement pour sa mère, mais aussi pour sa fille durant la campagne», dit-elle.

«Je ne la vois pas aussi importante que Bill pour la campagne», tempère aussi Robert Shapiro.

Pour le site spécialisé Politico, Chelsea est néanmoins «en passe de devenir une figure majeure de la campagne, et - si sa mère y entre - à la Maison-Blanche».

La jeune femme, qui s'était essayée au journalisme de télévision de 2011 à 2014, n'a pas précisé ses intentions.

Mais elle a reconnu la semaine dernière lors d'une discussion à la Harvard T.H. Chan School of Public Health qu'elle avait toute sa vie «parlé de tout» avec ses parents, et su parfois les influencer, par exemple sur le mariage homosexuel ou certaines priorités de la Fondation Clinton.

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