Le républicain Marco Rubio dans la course à la Maison-Blanche

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Marco Rubio est né en 1971 de parents cubains immigrés et, s'il était élu, deviendrait le premier président américain hispanique.

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Diego URDANETA
Agence France-Presse
Miami

Avec Hillary Clinton, les démocrates ont depuis dimanche leur favorite pour la présidentielle de 2016. Mais la course des primaires ne fait que démarrer chez les républicains, avec une nouvelle candidature lundi, celle du jeune sénateur Marco Rubio, d'origine cubaine.

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À 43 ans, le sénateur de Floride Marco Rubio a annoncé à Miami, coeur de la communauté cubano-américaine, qu'il briguait l'investiture républicaine, troisième candidat majeur à se lancer dans une course très disputée, à neuf mois du début des primaires.

«Le temps est venu pour que notre génération ouvre la voie vers un nouveau siècle américain», a déclaré Marco Rubio dans la symbolique Freedom Tower, par où transitèrent des milliers d'exilés cubains dans les années 1960. Le ton est ostensiblement emprunté à l'optimisme de Ronald Reagan, qui vantait en 1984 un «nouveau matin en Amérique».

La référence à «notre génération» vise évidemment ses rivaux plus âgés, comme Hillary Clinton, 67 ans et perdante des primaires d'il y a sept ans.

«Trop de nos dirigeants et de leurs idées sont coincés dans le 20e siècle», a dit Marco Rubio. «Nous avons l'occasion d'écrire le plus grand chapitre de l'extraordinaire histoire américaine. Nous ne pouvons le faire en revenant aux leaders et aux idées du passé».

Marco Rubio est né en 1971 de parents cubains immigrés et, s'il était élu, deviendrait le premier président américain hispanique.

Son ascension politique express, de conseiller municipal à président de la chambre des représentants de Floride puis sénateur, en 2010, a longtemps rendu admiratifs les républicains, qui lui prédisaient un brillant avenir.

Le quadragénaire pense que son heure est venue, mais il a perdu de son aura après s'être brouillé avec le Tea Party sur le sujet de l'immigration et des régularisations de sans-papiers, qu'il a un temps soutenues. Ses positions de politique étrangère (en 2013, il voulait fournir des munitions aux rebelles syriens; il milite pour une forte hausse du budget militaire) sont aussi jugées trop interventionnistes par l'importante aile isolationniste du parti.

Il s'oppose vigoureusement à la levée de l'embargo américain contre Cuba.

En attendant Hillary 

Jeb Bush, de cinq ans son cadet, est le républicain qui domine, de peu, les sondages des primaires. Il ne s'est pas officiellement déclaré, mais ce n'est qu'une question de temps, si l'on en croit son activisme.

Son CV est le plus rempli de tous les républicains en lice, comme gouverneur de Floride pendant huit ans. Ses réseaux, hérités de son frère et son père, lui donnent une longueur d'avance.

La concurrence pourrait s'avérer inconfortable: Jeb Bush fut gouverneur quand Marco Rubio présidait la chambre des représentants de Floride, et il reconnaissait jusqu'à récemment le potentiel du jeune ambitieux.

«Il a plus d'expérience qu'en avait le candidat Barack Obama», disait de lui Jeb Bush en 2012. «Et il est évident qu'il a les capacités intellectuelles et le courage pour devenir un bon président.»

Deux autres sénateurs républicains ont déclaré leurs candidatures: Rand Paul, de tendance libertaire, et Ted Cruz, plus proche des évangéliques.

Hillary Clinton, qui a officialisé sa candidature dimanche sur internet, était attendue mardi dans l'Iowa, dans une petite université locale à Monticello, pour une table-ronde.

Pas de grand discours prévu: Hillary Clinton veut donner l'impression qu'elle repart à zéro, allant jusqu'à délaisser les avions privés pour voyager en van comme une candidate sans le sou. Elle part à l'écoute des Américains et a repoussé au mois de mai son premier meeting, consacrant les prochaines semaines à des formats plus modestes et interactifs.

A en croire sa vidéo de lancement, et un message de levée de fonds lundi, ses priorités sont le pouvoir d'achat, l'éducation, la santé, des thèmes qu'elle connaît par coeur, pour en avoir discuté et débattu depuis deux ans, dans des dizaines de forums, discours et tables-rondes.

«Les familles se sont battues pour surmonter les difficultés économiques. Mais cela ne suffit pas, pas quand le patron moyen gagne environ 300 fois plus qu'un travailleur moyen», a écrit la candidate.

Si elle est la favorite des primaires démocrates, faute de rival de taille, elle ne l'est pas d'emblée pour la présidentielle de novembre 2016, les sondages la plaçant au coude-à-coude avec les républicains dans des États stratégiques.

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