Pas de preuves du viol collectif relayé par Rolling Stone

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L'immeuble de la fraternité Phi Kappa Psi sur le campus de l'université de Virginie.

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Agence France-Presse
Washington

La police de Virginie a indiqué lundi être incapable de confirmer l'existence d'un viol collectif dans une université locale qui avait fait l'objet d'un long article dans le magazine Rolling Stone avant de provoquer un scandale puis d'être mis en doute.

Le chef de la police de Charlottesville Timothy Longo a indiqué lundi lors d'une conférence de presse que la police «ne pouvait conclure qu'un incident a eu lieu dans la fraternité Phi Kappa Psi ou une quelconque autre fraternité» de l'université de Virginie.

«Cela ne veut pas dire que quelque chose de terrible n'est pas arrivé à Jackie, nous n'avons simplement pas été capables de réunir suffisamment de faits pour le déterminer», a-t-il ajouté.

La police a enquêté pendant cinq mois après que des accusations de viol, relayées par Rolling Stone, eurent été portées par une étudiante de première année s'identifiant uniquement sous le nom de «Jackie». Cette dernière avait affirmé avoir été violée en 2012 par plusieurs étudiants lors d'une fête dans une fraternité, ces confréries d'étudiants américains.

Un article de 9000 mots avait été publié le 19 novembre 2014 par le magazine, qui avait créé une onde de choc, provoqué des manifestations d'étudiants ainsi que la suspension des fraternités de l'université, ravivant au passage un débat national sur les viols dans les campus.

Mais la véracité de l'événement lui-même avait été rapidement mis en doute après des enquêtes d'autres organes de presse, notamment le Washington Post. Rolling Stone, qui n'avait présenté que la version de la victime supposée, avait fait marche arrière sans véritablement se rétracter. Il a depuis demandé à la célèbre école de journalisme de Columbia d'enquêter sur ce raté.

La fraternité concernée avait de son côté publié un communiqué pour démentir la version des faits de Jackie, indiquant notamment n'avoir jamais organisé de fête le week-end lors duquel la jeune femme affirmait avoir été violée, ce qu'a pu vérifier la police.

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