Nouveaux éléments sur la soirée arrosée de deux agents des services secrets

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Deux agents des services secrets en uniforme patrouillent devant la Maison-Blanche, le 12 mars.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les deux agents des services secrets, agence chargée de la protection du président américain, soupçonnés d'avoir, après une soirée arrosée, heurté en voiture les barrières de sécurité de la Maison-Blanche, l'auraient fait pendant une alerte à la bombe, selon le Washington Post vendredi.

Les deux agents auraient le 4 mars passé les barrières de sécurité et frôlé le paquet suspect - qui s'est avéré être un livre - avant de s'encastrer dans les barrières de la Maison-Blanche, révèle le Post qui cite d'actuels et d'anciens responsables, proches de l'enquête en cours.

Ce soir-là, vers 22 h 25, une femme s'est approchée de l'entrée, est sortie de sa Toyota bleue, vêtue d'un t-shirt vert et avec un paquet enroulé dans la main.

«J'ai une bombe!», aurait-elle crié selon le journal. Les agents présents devant la Maison-Blanche n'ont pas pu l'arrêter et elle a pu s'enfuir à bord de son véhicule. Ils ont installé un cordon de sécurité devant la résidence présidentielle.

C'est alors que, 30 minutes plus tard, les deux agents, dont l'un est un responsable de l'équipe spécifiquement chargée de protéger M. Obama, sont arrivés au volant de leur voiture de fonction, ajoute le Post.

La jeune femme a par la suite été arrêtée et accusée d'agression avec une arme dangereuse.

Les agents qui étaient présents devant le bâtiment ont voulu arrêter leurs collègues et leur faire passer un test pour mesurer leurs taux d'alcoolémie, avait déjà affirmé le quotidien qui avait révélé l'affaire mercredi. Leur supérieur hiérarchique leur a cependant ordonné de les laisser rentrer chez eux.

Le porte-parole des services secrets, Brian Leary, avait confirmé au journal qu'une enquête était ouverte, précisant qu'elle était confiée à l'inspecteur général du ministère de la Sécurité intérieure (DHS).

Après une série d'incidents qui ont éclaboussé cette unité d'élite de quelque 6500 hommes et femmes, le président Barack Obama a nommé, mi-février, un nouveau directeur à sa tête, Joseph Clancy.

Devant le Congrès, ce dernier a reconnu que les services secrets avaient «failli à sa réputation», promettant des changements en profondeur.

Déjà ternie ces dernières années par des scandales liés à la prostitution et à l'alcool, l'image des prestigieux services secrets a été sérieusement écornée à l'automne dernier lorsqu'un homme muni d'un couteau a réussi à escalader la grille qui entoure les jardins de la Maison-Blanche, parcourir plusieurs dizaines de mètres en courant et entrer dans un salon de réception avant d'être interpellé.

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