Hillary Clinton réclame la publication de ses courriels

Hillary Clinton se retrouve désormais entre les républicains... (PHOTO KEVIN LAMARQUE, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Hillary Clinton se retrouve désormais entre les républicains prompts à dénoncer ses actions et des démocrates qui hésitent à défendre celle qui pourrait annoncer bientôt son entrée dans la course à l'investiture pour la présidentielle 2016.

PHOTO KEVIN LAMARQUE, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Hillary Clinton, à qui les républicains reprochent d'avoir utilisé exclusivement une messagerie personnelle quand elle était chef de la diplomatie américaine, a demandé que ses courriels soient rendus publics.

«Je veux que les gens voient mes courriels. J'ai demandé au département d'État de les publier. Ils m'ont dit qu'ils allaient les examiner pour les publier au plus vite», a déclaré mercredi soir sur le réseau social Twitter Mme Clinton, qui fait partie des favoris potentiels pour la prochaine présidentielle.

> Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

Durant ses quatre années au département d'État, de 2009 à 2013, Mme Clinton n'a jamais utilisé d'adresse courriel gouvernementale (qui se termine par state.gov), ce qui pourrait constituer une violation des règles en vigueur et pose la question de la sécurisation des communications sensibles.

Des élus républicains du Congrès ont déposé mercredi une assignation pour obtenir tous les courriels envoyés par Mme Clinton pendant cette période.

«Je veux que les gens voient mes courriels. J'ai demandé au département d'État de les publier. Ils m'ont dit qu'ils allaient les examiner pour les publier au plus vite.»

Hillary Clinton
sur son compte Twitter

Le président de la commission d'enquête sur l'attaque contre la mission diplomatique de Benghazi en 2012, le républicain Trey Gowdy, avait expliqué aux journalistes avoir récemment découvert que le département d'État n'avait pu produire ses correspondances, car l'ex-chef de la diplomatie utilisait exclusivement un système privé de courriels.

Le département d'État a répondu à la demande de Mme Clinton en assurant qu'il transmettrait les courriels incriminés selon «les procédures normales qui régissent ce type de publication».

«Nous effectuerons cet examen au plus vite. Vu le volume considérable de données concerné, cette analyse prendra un peu de temps», a expliqué une de ses porte-parole, Marie Harf.

Hillary Clinton se retrouve désormais entre les républicains prompts à dénoncer ses actions et des démocrates qui hésitent à défendre celle qui pourrait annoncer bientôt son entrée dans la course à l'investiture pour la présidentielle 2016.

De nombreux parlementaires démocrates ont refusé de commenter cette affaire que quelques observateurs appellent déjà «l'emailgate».

«Je ne sais pas» si le scandale peut avoir un effet sur une éventuelle candidature de Mme Clinton, a botté en touche le député démocrate John Lewis.

Mme Clinton est sortie de sa réserve après une série d'attaques du camp républicain. Un de ses rivaux potentiels pour la présidentielle 2016, l'ex-gouverneur républicain de Floride Jeb Bush, a demandé immédiatement la publication de la correspondance incriminée.

Un autre rival potentiel, l'ex-gouverneur du Texas Rick Perry, voit dans cette affaire une illustration de l'«absence de transparence» de Mme Clinton.

«C'est un problème d'éthique qu'elle va devoir résoudre», a déclaré l'ex-gouverneur du Texas à la chaîne Fox News.

À quelques mois du début des primaires pour la présidentielle 2016, les attaques se multiplient contre l'épouse de l'ancien président Bill Clinton. «D'après ce que j'ai vu jusqu'à maintenant, je pense que tout ça n'est qu'une façon d'attaquer Hillary Clinton. Un point c'est tout», a commenté le parlementaire Elijah Cummmings, membre démocrate de la commission qui a lancé la requête.

Le mois dernier, les médias américains ont révélé que leur fondation familiale avait accepté les dons de gouvernements étrangers.

Selon le New York Times, 50 000 courriels d'Hillary Clinton ont été livrés récemment au département d'État dans un but d'archivage, mais les républicains soulignent qu'il n'existe aucune garantie que tous les messages importants aient été transmis pour archivage.

La loi américaine rend obligatoire l'archivage par les Archives nationales de toute correspondance professionnelle des responsables de l'administration. Depuis 2014, toute communication échangée depuis une adresse privée doit aussi être transmise vers l'adresse gouvernementale afin d'être conservée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer