Garry Kasparov dénonce le «cancer» Poutine au Congrès américain

L'ancien champion d'échecs et opposant russe Garry Kasparov... (PHOTO MANDEL NGAN, AFP)

Agrandir

L'ancien champion d'échecs et opposant russe Garry Kasparov s'est exprimé mercredi devant le Congrés américain.

PHOTO MANDEL NGAN, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

L'opposant russe Garry Kasparov a appelé mercredi les États-Unis et le reste du monde à accroître l'isolement du président Vladimir Poutine et à armer l'Ukraine, lors d'une audition au Sénat américain.

«On ne peut pas négocier avec un cancer. Comme un cancer, Poutine et ses élites doivent être coupés», a affirmé l'ancien champion du monde d'échecs lors d'une audition à la chambre haute du Congrès.

Cinq jours après l'assassinat de l'opposant Boris Nemtsov à Moscou, Garry Kasparov a témoigné de son deuil pour son ancien ami et collègue, qui avait rejoint le mouvement Solidarnost sous son égide en 2008.

«Boris Nemtsov a été tué parce qu'il pouvait être tué. Poutine et ses élites estiment qu'après 15 ans au pouvoir, ils peuvent tout faire, il n'y a plus de ligne rouge», a-t-il déclaré en anglais devant les parlementaires.

Vladimir Poutine a qualifié mercredi de «honte» le meurtre de Boris Nemtsov.

L'audition parlementaire américaine était officiellement consacrée à «l'agression russe en Europe de l'est» et à la situation en Ukraine, en Moldavie et en Georgie, dont l'ancien président Mikheïl Saakashvili était également présent.

«La politique de main tendue de l'Occident, qui aurait dû être abandonnée dès que Poutine a montré son vrai visage il y a plus de dix ans, s'est poursuivie, ce qui a encouragé Poutine et délégitimé notre mouvement d'opposition», a accusé Garry Kasparov.

Selon lui, la situation en Ukraine est une conséquence naturelle de «l'État policier» instauré en Russie et la livraison d'armes à Kiev doit intervenir au plus vite -mais à ce stade, Barack Obama continue de refuser l'envoi d'armements, bien que le Congrès y soit favorable.

«On doit forcer les oligarques qui soutiennent Poutine à choisir entre l'abandonner et s'isoler. On ne peut pas les laisser continuer à vivre comme Trump et gouverner comme Staline.»

«Les Russes veulent être libres, mais vaincre une dictature mondialisée, riche en énergie et forte du soutien tacite du monde libre est trop (nous) demander», a conclu l'opposant russe.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer