La Georgie suspend ses exécutions pour un problème de produit létal

L'État américain de Georgie a suspendu mardi «par précaution» ses prochaines... (Photo Pat Sullivan, Archives Associated Press)

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Agence France-Presse

L'État américain de Georgie a suspendu mardi «par précaution» ses prochaines exécutions de condamnés à mort en raison d'un défaut du barbiturique qu'il utilise pour ses injections létales, ont annoncé les autorités pénitentiaires.

Les exécutions prévues de deux condamnés à mort «ont été retardées le temps qu'une analyse soit conduite» sur le produit qui devait être utilisé lundi soir pour mettre à mort une femme, Kelly Gissendaner, a indiqué la porte-parole Gwendolyn Hogan dans un communiqué.

Après avoir été retardée de plusieurs heures, l'exécution de Mme Gissendaner n'a pas eu lieu lundi soir, en raison de l'aspect «trouble» du produit.

La Georgie utilise le pentobarbital en injection unique pour ses exécutions. Or lundi soir, le barbiturique, après avoir été testé par un laboratoire indépendant, «est apparu trouble» lors de sa vérification par l'équipe chargée de l'exécution de Mme Gissendaner.

Les autorités pénitentiaires de Georgie ont alors consulté un pharmacien et ont reporté «par précaution» l'exécution de la prisonnière, avait annoncé la même porte-parole, dans un courriel à l'AFP.

Quand les autorités auront fini leurs investigations et «seront prêtes», les tribunaux établiront un nouvel arrêt d'exécution pour Mme Gissendaner et Brian Terrell, dont l'exécution était initialement prévue le 10 mars.

De nouvelles dates pourront alors être fixées.

La Cour suprême des États-Unis doit examiner fin avril la controverse qui agite les procédures d'injection létale aux États-Unis.

Elle les avait déclarées légales en 1976 mais depuis, les États utilisent d'autres produits, les fabricants de barbituriques refusant de les fournir pour des exécutions humaines.

Les avocats de Mme Gissendaner avaient soulevé cette question lundi pour obtenir un sursis devant la haute Cour et l'ont réitéré mardi, avant que la Georgie ne décide de suspendre toute exécution. La Cour suprême n'a finalement pas eu à statuer.

La Georgie est à l'origine du moratoire sur la peine de mort en 1972 aux États-Unis et du rétablissement de celle-ci quatre ans plus tard quand l'injection létale avait été jugée légale, à la suite de plaintes de condamnés de cet État.

«Aujourd'hui, les choses ont beaucoup changé et beaucoup sont cachées à la vue de tous, particulièrement en Georgie», arguaient les avocats de Mme Gissendaner, devant la haute Cour.

«Le protocole approuvé (pour le rétablissement de la peine capitale, en 1976) a été remplacé par des mélanges expérimentaux de produits non testés et obtenus de manière illégale», selon leur argumentaire.

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