La Cour suprême se penche sur le refus d'un visa pour «activités terroristes»

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Cour suprême des États-Unis a semblé lundi pencher en faveur du gouvernement Obama, qui interdit de faire appel en cas de refus de visa pour «activités terroristes».

Les neuf juges ont examiné, lors d'une audience d'une heure, le recours du secrétaire d'État John Kerry contre une Américaine naturalisée, dont le mari afghan s'était vu refuser un visa d'entrée aux États-Unis.

Fauzia Din avait porté plainte quand la demande de visa de son époux Kanishka Berashk avait été rejetée en 2009. Ce ressortissant afghan avait travaillé pour le gouvernement de Kaboul au moment où il était encore contrôlé par les talibans, jusqu'en 2001.

D'origine afghane, cette Américaine réclamait des explications, soulignant qu'elle avait elle-même fui les talibans, quand ils avaient pris le pouvoir en 1996, et pourtant obtenu l'asile politique et la nationalité aux États-Unis.

Mais l'avocat du gouvernement Obama Ed Kneedler s'est appuyé sur la loi fédérale qui l'autorise à rejeter une demande de visa, en cas de lien avec «des activités terroristes».

«L'entrée sur le territoire lui est refusée pour des raisons de sécurité. Ni lui, ni sa femme n'ont le droit à davantage d'explications», a expliqué M. Kneedler.

Plusieurs juges suprêmes ont semblé pencher du côté du gouvernement, inquiets qu'une décision en sa défaveur aient des répercussions plus larges, avec notamment des plaintes d'Américains contre la condamnation au pénal de leurs conjoints.

D'autres juges sont cependant apparus sensibles aux arguments de Fauzia Din, soumise à un «cauchemar administratif», selon la juge Sonia Sotomayor, «contrainte de vivre séparément de son époux», selon le juge Stephen Breyer.

Mme Din se trouve «privée arbitrairement du droit de vivre avec son conjoint» et elle doit pouvoir savoir pourquoi, a plaidé son avocat Mark Haddad.

La haute Cour rendra sa décision avant juin.

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