Henry Kissinger malmené par des manifestants au Congrès

Une manifestante a interpellé Henry Kissinger pour avoir «supervisé... (PHOTO GARY CAMERON, REUTERS)

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Une manifestante a interpellé Henry Kissinger pour avoir «supervisé les massacres du Vietnam, du Cambodge et du Laos», ainsi que le coup d'État au Chili qui a renversé Salvador Allende en septembre 1973.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'ancien conseiller et secrétaire d'État de Richard Nixon, Henry Kissinger, 91 ans, a été brièvement malmené jeudi lors d'une audition au Congrès américain par des manifestants qui demandaient son arrestation pour crimes de guerre.

Les manifestants du groupe antiguerre Code Pink ont déployé, en criant, une banderole «Arrêtez Kissinger pour crimes de guerre», peu avant le début d'une audition sur les «défis sécuritaires mondiaux». L'ancien responsable était invité avec deux autres anciens chefs de la diplomatie américaine, George Schultz et Madeleine Albright.

Une manifestante l'a ensuite interpellé pour avoir «supervisé les massacres du Vietnam, du Cambodge et du Laos», ainsi que le coup d'État au Chili qui a renversé Salvador Allende en septembre 1973.

Les militants de Code Pink, vêtus de rose, sont omniprésents au Congrès, mais leur irruption n'a pas été du goût de John McCain, qui préside la commission de la Défense organisant l'audition.

«Je siège dans cette commission depuis des années, et je n'ai jamais vu quoi que ce soit d'aussi honteux et scandaleux et abject», a dit John McCain, sans parvenir à faire taire les militants.

«Vous allez la fermer ou je vous fais arrêter», leur a-t-il alors lancé, avant de déclarer : «Sortez d'ici, vermine de bas étage», ramenant le calme, certains des perturbateurs quittant la salle d'eux-mêmes.

John McCain, ancien pilote, fut prisonnier au Vietnam pendant la guerre. Il a rappelé jeudi qu'Henry Kissinger avait refusé de le ramener aux États-Unis alors qu'il se trouvait à Hanoï pour négocier la fin de la guerre, exigeant que les prisonniers soient libérés dans l'ordre où ils avaient été capturés.

Le secrétaire d'État ne voulait pas donner une image de favoritisme, John McCain étant le fils d'un amiral américain.

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