Guantanamo: des républicains veulent stopper les libérations de prisonniers

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Pour le sénateur Lindsey Graham, certains détenus devraient rester derrière des barreaux toute leur vie.

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Agence France-Presse
Washington

Des sénateurs américains républicains, dont John McCain, ont déposé mardi une proposition de loi pour arrêter pendant deux ans la plupart des libérations de détenus de la prison de Guantanamo.

La mesure, rédigée par la sénatrice Kelly Ayotte, imposerait un moratoire de deux ans sur la libération des détenus qui ont été considérés comme des risques moyen ou élevé, ainsi que le transfèrement de tout détenu vers le Yémen.

Sous les ordres du président Barack Obama, le Pentagone a transféré à l'étranger 28 prisonniers en 2014, et l'administration espère diviser par deux la population carcérale d'ici la fin de l'année.

Sur les 127 hommes encore détenus à Guantanamo, 83 sont yéménites. Il y a en tout 59 détenus déclarés «libérables», la plupart yéménites. Les autres sont considérés à risque.

«Nous ne devrions pas les libérer dans le contexte sécuritaire actuel et prendre le risque qu'ils reviennent nous attaquer», a justifié Kelly Ayotte, en citant les attentats de Paris de la semaine dernière.

Les deux chambres du Congrès sont désormais dominées par les républicains, et selon John McCain, la mesure est assurée de recevoir un soutien massif des conservateurs.

«C'est un fait qu'environ 30% de ceux qui ont été libérés ont repris le combat, souvent à un très haut niveau, car c'est un honneur d'avoir été prisonnier à Guantanamo», a dit John McCain.

Selon le sénateur, Barack Obama n'a jamais présenté de plan «concret ou cohérent» pour fermer la prison, l'une de ses promesses de début de mandat.

Pour le sénateur Lindsey Graham, certains détenus devraient rester derrière des barreaux toute leur vie. «L'idée qu'on puisse libérer ces gens et les surveiller est illusoire», a-t-il dit. «La supervision a ses limites».

Le Congrès interdit depuis plusieurs années à l'exécutif de transférer sur le territoire américain les détenus de Guantanamo pour y être jugés.

«Chaque transfèrement de Guantanamo fait l'objet d'un examen rigoureux et d'une décision unanime de tout l'appareil de sécurité nationale», a rappelé le général à la retraite Michael Lehnert, premier commandant de la prison, dans un communiqué de l'ONG Human Rights First. «Le Congrès devrait travailler avec le président Obama pour fermer Guantanamo».

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