Le numéro 3 républicain critiqué pour un discours devant des suprémacistes

Steve Scalise... (Photo archives Reuters)

Agrandir

Steve Scalise

Photo archives Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Les responsables républicains de la Chambre des représentants américaine serraient les rangs mardi pour défendre leur numéro trois, le «whip» Steve Scalise, qui a «regretté» d'avoir prononcé en 2002 un discours devant un groupe suprémaciste blanc en Louisiane.

L'affaire menace de gâcher la rentrée politique de la semaine prochaine, quand les républicains prendront le contrôle total du Congrès pour la première fois depuis 2006, grâce à leur victoire aux législatives de novembre.

Steve Scalise a confirmé dans un communiqué mardi qu'il avait bien prononcé un discours en 2002 à une convention de l'organisation EURO (European-American Unity and Rights Organization) en Louisiane, après que le blogue cenlamar.com a retrouvé dimanche trace de cette intervention sur un forum néonazi, déclenchant de vives réactions politiques.

Le républicain, qui était à l'époque un élu local de cet État, s'est justifié en expliquant qu'il avait répondu à une invitation à parler de ses propositions budgétaires, mais ignorait l'affiliation de l'organisation.

«L'un des nombreux groupes auxquels j'ai parlé de cette législation cruciale était un groupe dont je condamne sans réserve les positions», a déclaré Steve Scalise. «C'est une erreur que je regrette, et je m'oppose avec emphase aux positions raciales et religieuses de ces groupes, qui créent des divisions».

«Je suis très déçu que quiconque tente d'inférer quoi que ce soit d'autre pour marquer des points politiques», a dit l'élu, en relevant que l'organisation rejetait les catholiques comme lui-même.

Quelques minutes plus tard, le président de la Chambre, John Boehner, a apporté son soutien à Steve Scalise dans un communiqué, signe que le parti n'entendait pas le priver de son poste de «whip» par peur de la polémique.

«Il y a plus d'une décennie, le représentant Scalise a commis une erreur de jugement, et il a eu raison de reconnaître que c'était mal et déplacé», a déclaré John Boehner. «Il garde toute ma confiance».

Dans la foulée, le chef de la majorité, Kevin McCarthy, a lui aussi envoyé un communiqué de soutien.

L'organisation en question a été fondée par David Duke, connu en Louisiane, notamment en raison de sa candidature au poste de gouverneur en 1991. David Duke est un ancien responsable du Ku Klux Klan, une organisation raciste qui fut très active dans le Sud américain.

«Vraiment? Il ne savait pas?», a raillé dans un communiqué le porte-parole du parti démocrate, Mo Elleithee. «Quand un groupe devient-il trop abject pour qu'on refuse son invitation?»

Le porte-parole de la chef des démocrates de la Chambre, Nancy Pelosi, a qualifié ce déplacement de «profondément troublant pour un haut responsable républicain de la Chambre».

Le poste de «whip» est le troisième plus important chez les républicains de la Chambre, après le président («speaker») et le chef de la majorité. Il a été incarné par Kevin Spacey dans la série «House of Cards», bien que son personnage Frank Underwood soit démocrate.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer