Obsèques à New York: le chef de la police dénonce l'attitude de certains policiers

Des centaines de policiers ont tourné le dos... (Photo John Minchillo, AP)

Agrandir

Des centaines de policiers ont tourné le dos aux écrans géants sur lesquels ils suivaient la cérémonie à l'extérieur lorsque le maire Bill de Blasio a pris la parole.

Photo John Minchillo, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le chef de la police de New York Bill Bratton a jugé dimanche «très inappropriée» le comportement des policiers qui ont tourné le dos au maire de la ville lors des obsèques d'un collègue assassiné.

Des dizaines de milliers de policiers ont assisté samedi à New York aux obsèques de Rafael Ramos, l'un des deux policiers assassinés de sang-froid le 20 décembre à Brooklyn.

Mais des centaines d'entre eux ont tourné le dos aux écrans géants sur lesquels ils suivaient la cérémonie à l'extérieur lorsque le maire Bill de Blasio a pris la parole. Il est très critiqué par certains policiers - l'accusant parfois d'avoir du sang sur les mains -, trouvant qu'il ne les a pas assez soutenus lors des nombreuses manifestations aux États-Unis depuis cet été contre les violences policières.

«Ces funérailles étaient en l'honneur de l'officier Ramos, et faire de la politique ou faire entrer d'autres problèmes lors de cet événement, je pense que c'était très inapproprié, et je n'y apporte pas mon soutien», a déclaré Bill Bratton sur la chaîne de télévision CBS.

M. de Blasio «est le maire de New York. Il était là pour représenter les habitants de New York et pour exprimer leurs remords et leurs regrets concernant cette mort», a poursuivi M. Bratton. «En même temps, c'est malheureusement le reflet du sentiment de certains de nos policiers».

Des manifestations, parfois violentes, se sont multipliées aux États-Unis après la mort cet été de plusieurs Noirs non armés tués par des policiers. Des événements qui ont ravivé les tensions raciales dans le pays.

«On ne peut nier qu'au sein de la communauté noire ces craintes existent», a déclaré M. Bratton, sur la chaîne NBC. «Ça doit être évoqué lors d'un dialogue», a-t-il poursuivi, estimant qu'il ne s'agissait pas simplement d'un problème racial, mais également de pauvreté, de classe sociale et de chômage.

Rafael Ramos, 40 ans, et son collègue Wenjian Liu, 32 ans, ont été tués dans leur voiture stationnée dans une rue de Brooklyn, par un déséquilibré affirmant vouloir venger la mort de deux Noirs tués cet été par des policiers blancs, Michael Brown à Ferguson (Missouri) et Eric Garner à New York.

Le maire de New York a publiquement indiqué avoir conseillé à son fils métis afro-américain d'être particulièrement prudent lorsqu'il entre en interaction avec la police.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer