Ces prisonniers qui rentrent chez eux

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Alan Gross, lors de son retour.

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Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

Le rapprochement entre les États-Unis et Cuba n'aurait pas été possible sans la libération d'Alan Gross, un Américain écroué à La Havane depuis 2009. Qui est cet homme de 65 ans dont Washington réclamait le rapatriement depuis cinq ans ? Et qui sont les trois espions cubains qui ont été libérés en « échange » ? Décryptage.

UN CONTRACTUEL À CUBA

Alain Gross se trouvait à Cuba à titre de contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (USAIS) lorsqu'il a été arrêté, le 3 décembre 2009. Deux ans plus tard, il a été condamné à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l'île communiste. Hier, peu après son retour aux États-Unis, il a salué le rapprochement entre son pays et Cuba lors d'une conférence de presse. « Cinq décennies et demie d'histoire ont démontré que la belligérance ne donne pas un meilleur jugement. On n'a jamais réparé une injustice par une autre. J'espère vraiment que nous pouvons maintenant aller au-delà de ces politiques belligérantes », a déclaré ce spécialiste des communications par satellite, qui avait notamment travaillé au Pakistan, à Gaza et en Cisjordanie avant de se rendre à Cuba. Les États-Unis ont tenu à souligner que cet homme à la santé déclinante avait été libéré pour des « raisons humanitaires ».

TROIS ESPIONS EN FLORIDE

Parallèlement à la libération d'Alan Gross, les États-Unis ont échangé trois espions cubains contre un agent du renseignement américain qui était détenu à Cuba depuis près de 20 ans. On ne sait presque rien sur ce dernier, mais on connaît l'identité des trois espions cubains arrêtés en 1998 aux États-Unis. Il s'agit de Gerardo Hernandez, Ramon Labanino et Antonio Guerrero. Ceux-ci avaient réussi à s'infiltrer dans les milieux anticastristes de la Floride. Tout en décriant leurs « condamnations injustes », La Havane réclamait depuis plusieurs années la libération de ces « héros de la lutte antiterroriste ». Selon Barack Obama, l'agent du renseignement américain libéré aujourd'hui par Cuba avait fourni aux États-Unis les informations qui avaient mené à l'arrestation des espions cubains libérés hier. « Cet homme, dont le sacrifice n'était connu que de quelques-uns, a fourni à l'Amérique des renseignements qui ont été utilisés pour l'arrestation d'agents cubains comprenant les hommes renvoyés vers Cuba aujourd'hui et d'autres espions aux États-Unis », a dit Obama.

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