Obama appelle à persévérer dans la lutte contre le racisme

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Selon Barack Obama, la situation s'est améliorée au cours des cinquante dernières années, même si des tensions persistent.

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Barack Obama a estimé que l'éradication du racisme aux États-Unis ne pourrait se faire que progressivement, invitant les jeunes à «être persévérants» dans leur combat contre la discrimination.

Il s'exprimait au sujet des manifestations qui se poursuivent dans plusieurs villes du pays depuis deux semaines et au cours desquelles des milliers de personnes ont condamné la mort de plusieurs Noirs tués par des policiers blancs.

«Ca ne va pas être résolu du jour au lendemain, c'est quelque chose qui est profondément enraciné dans notre société, qui est profondément enraciné dans notre histoire», a déclaré M. Obama dans un entretien à la chaîne de télévision Black Entertainement Television (BET), qui s'adresse surtout à un public afro-américain.

Dans cet entretien, diffusé lundi soir, le président a insisté sur la nécessité d'être patient dans la lutte contre le racisme.

«Nous devons être persévérants parce que typiquement, le progrès se fera par étapes, c'est progressif», a-t-il dit.

«Lorsqu'il s'agit de quelque chose qui est aussi enraciné que le racisme, ou la discrimination, dans toute société, vous devez être vigilant mais vous devez admettre que ça dure depuis longtemps», a poursuivi M. Obama, admettant que «la conscience d'un pays avait de temps en temps besoin d'être dérangée pour se réveiller».

Selon lui, la situation s'est améliorée au cours des cinquante dernières années, même si des tensions persistent.

«Si vous en parlez avec des parents, des grand-parents, des oncles, ils vous diront que les choses vont mieux, pas parfaites dans certains cas, mais mieux», a relevé M. Obama.

Ces deux dernières semaines, des dizaines de manifestations, parfois violentes, ont eu lieu à travers les États-Unis pour protester contre la décision de deux grands jurys d'exonérer de poursuites deux policiers blancs responsables de la mort de deux Noirs non armés cet été à Ferguson, au Missouri, et à New York.

Ces affaires, et des révélations sur plusieurs nouveaux cas récents de Noirs sans armes tués par des policiers blancs, ont ravivé le débat sur le racisme dans la police et l'équité du système judiciaire.

Des manifestations avaient encore lieu lundi soir à Washington et New York, et des rassemblements étaient prévus à Los Angeles et à Berkeley, en Californie, où des heurts ont eu lieu les deux dernières nuits.

«Il s'agit d'un problème qui affecte tout le système, ce ne sont pas des histoires que les Noirs et les Hispanniques inventent», a concédé le président qui s'est refusé toutefois à prendre parti.

«Je veux que mes petits-enfants soient traités comme les petits enfants de n'importe qui d'autre. S'ils font des erreurs, ils doivent être punis (...) mais je refuse qu'ils soient les victimes de préjugés permanents qui leur feraient sentir qu'ils ne sont pas chez eux ou qu'ils ne sont pas en sécurité dans leur propre quartier», a-t-il conclu.

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