«Des siècles de racisme» aux États-Unis, dit le maire de New York

Bill de Blasio, maire de New York.... (Photo LUCAS JACKSON, Archives Reuters)

Agrandir

Bill de Blasio, maire de New York.

Photo LUCAS JACKSON, Archives Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le maire démocrate de New York a estimé dimanche que les bavures policières récentes aux États-Unis prenaient leurs racines dans «des siècles de racisme» dans le pays.

«Le problème est systémique et nous devons parler franchement des dynamiques raciales de notre histoire», a dit Bill de Blasio sur la chaîne ABC. «Notre police nous protège, et pourtant nous constatons des problèmes depuis des décennies, il y a une histoire de siècles de racisme qui expliquent cette réalité».

«On peut dépasser cela, et à New York, une nouvelle formation pour l'ensemble des policiers va faire la différence», a-t-il souligné.

Le maire de New York, qui est blanc et dont l'épouse et les enfants sont noirs, a été critiqué par un syndicat de policiers de New York après avoir expliqué qu'il avait éduqué son fils, Dante, en l'avertissant des «dangers» potentiels en cas d'interaction avec la police.

«C'est différent avec un enfant blanc, c'est la réalité de ce pays», a justifié dimanche Bill de Blasio.

«Avec Dante, mon fils, très tôt nous lui avons dit: "écoute, si un policier t'interpelle, fais tout ce qu'il te demande, ne fais pas de gestes brusques, n'essaie pas de prendre ton portable". Car nous savions, hélas, que ces gestes ont plus de risques d'être mal interprétés pour un jeune homme de couleur», a insisté le maire.

«On ne peut pas ignorer le fait qu'il y a un problème, après les incidents du Missouri, de Cleveland dans l'Ohio, et à New York en l'espace de quelques semaines», a martelé Bill de Blasio.

Des manifestations ont lieu depuis mercredi à New York et dans plusieurs grandes villes américaines en réaction au non-lieu accordé à un policier blanc qui avait interpellé un homme noir à Staten Island, à New York, en le serrant au cou, ce qui a conduit à sa mort par asphyxie. La scène, en juillet, a été entièrement filmée.

La décision de ne pas poursuivre le policier a surpris une grande partie de la classe politique, démocrates comme républicains.

La décision «est difficile à comprendre», a estimé dimanche l'ancien président républicain George W. Bush, qui a qualifié la vidéo de l'altercation de «très troublante».

«Nous avons beaucoup progressé sur les questions raciales, mais ces incidents montrent qu'il faut en faire plus», a ajouté George W. Bush, sur la chaîne CNN.

D'autres affaires à New York, Ferguson, et Cleveland ont relancé le débat sur le racisme dans la police et l'équité du système judiciaire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer