Les victimes d'agressions sexuelles dans l'armée souvent cibles de représailles

Environ 5400 cas d'agressions sexuelles ont été recensés... (PHOTO MANJUNATH KIRAN, ARCHIVES AFP)

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Environ 5400 cas d'agressions sexuelles ont été recensés en 2013 dans l'armée américaine, un bond de 60% par rapport à l'année précédente.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les victimes d'agressions sexuelles dans l'armée américaine sont souvent mises à l'écart par leurs collègues et privées de promotion après avoir dénoncé les faits auprès de leurs supérieurs, a affirmé jeudi le Pentagone s'appuyant sur un nouveau sondage.

Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a noté que l'armée avait fait des «progrès substantiels» dans la prévention des agressions sexuelles mais a reconnu qu'il restait encore à faire pour protéger les victimes.

«Quand une victime fait état d'une agression sexuelle, elle doit être entourée et aidée, pas rejetée et punie», a affirmé le ministre qui a donné récemment sa démission.

Ce dernier a présenté jeudi des mesures pour protéger les victimes d'éventuelles représailles, des formations plus complètes pour les officiers juniors et «de nouvelles procédures» à suivre pour les supérieurs hiérarchiques.

Près de 6000 militaires ont rapporté avoir été victimes d'agressions sexuelles entre octobre 2013 et octobre 2014, contre 5500 l'année précédente, soit une augmentation de 8%, selon un nouveau sondage dévoilé jeudi.

Le questionnaire, auquel les militaires répondaient de manière anonyme, a mis en lumière que 62% des femmes victimes d'agressions sexuelles affirment avoir subi brimades et représailles après avoir dénoncé les faits.

Le précédent sondage du même type, effectué il y a deux ans, parvenait au même chiffre.

Cependant, le sondage a aussi révélé une baisse des «contacts sexuels non désirés»: 19 000 militaires ont rapporté de tels agissements, contre 26 000 précédemment.

Près de la moitié des plaignants étaient des hommes, montre cette étude.

Ces tendances sont encourageantes, ont noté des responsables du Pentagone: le nombre d'agressions sexuelles semble en déclin et les victimes portent plus facilement plainte. Le problème des représailles contre les victimes qui parlent reste cependant préoccupant.

L'armée américaine est sous le feu des projecteurs depuis trois ans avec plusieurs hauts gradés éclaboussés par des affaires de moeurs. Le président Barack Obama a, de multiples fois, fait part de sa colère.

L'abus d'alcool est souvent la principale cause d'agression sexuelle et le chef du Pentagone, Chuck Hagel, qui doit céder sa place prochainement, a ordonné une révision complète de la politique concernant la consommation d'alcool dans l'armée.

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