Le Texas exécute son 10e condamné à mort cette année

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Agence France-Presse

Le Texas a exécuté mardi son dixième condamné à mort cette année, quelques heures avant qu'exceptionnellement la Cour suprême des États-Unis n'ordonne le report d'une autre exécution prévue dans le Missouri proche.

Miguel Paredes, 32 ans dont 13 passés dans le couloir de la mort, a été déclaré mort par injection létale à 18h54 dans la chambre d'exécution de Huntsville, au Texas, a indiqué un porte-parole des prisons, Jason Clark.Il s'agit de la 10e exécution de 2014 au Texas, et probablement de la dernière de l'année, car l'État américain qui exécute le plus n'en a pas programmé d'autre avant janvier 2015. A l'échelle du pays, c'est pour l'instant la 31e exécution --contre 39 dont 16 au Texas l'an dernier.

Les autorités pénitentiaires texanes n'ont pas dévoilé avec quel barbiturique le prisonnier a été tué, sur fond de pénurie et de polémique sur l'origine des produits utilisés pour les exécutions.

Actif au sein d'un gang hispanique à San Antonio, Miguel Paredes avait été condamné à mort pour le meurtre en 2000 de trois membres d'un gang rival. Avec ses deux complices, il avait été reconnu coupable d'avoir transporté puis incinéré les corps dans un champ.

La Cour suprême des États-Unis avait rejeté son dernier appel qui arguait d'une défense inefficace, de problèmes comportementaux et de son enfance difficile en tant que dernier d'une famille de 20 enfants, sur fond de drogue, de violence et d'alcool.

En revanche, la plus haute juridiction du pays, dernier rempart avant une exécution, a accordé un sursis à un autre condamné à mort dans le Missouri, un peu plus de deux heures avant la fin du compte à rebours, a-t-on appris auprès d'une porte-parole de la Cour.

Par six voix pour et trois voix contre, la haute Cour a ordonné le report de l'exécution de Mark Christeson, 35 ans, qui était prévue à 00h00 mercredi à Bonne Terre, dans la chambre de la mort du Missouri.

Selon la décision, l'exécution est suspendue le temps d'examiner un recours sur le fond dans lequel le condamné affirme avoir été abandonné par ses avocats commis d'office qui n'avaient pas respecté les délais pour interjeter appel.

Le prisonnier a reçu le soutien exceptionnel de 17 juges fédéraux et d'État qui y voient un déni de justice et réclament un sursis.

Dans sa réponse à la haute Cour, l'État du Missouri a pourtant insisté sur le caractère odieux du crime de Mark Christeson, reconnu coupable des meurtres d'une mère de famille et de ses deux jeunes enfants.

Il a été condamné à mort pour avoir violé en 1998 Susan Brouk, une mère vivant seule avec ses deux enfants de 9 et 12 ans, l'avoir ensuite transportée près d'un étang, avec un complice, lui avoir tranché la gorge en présence de ses enfants, les avoir noyés sous ses yeux, avant de la jeter à son tour à l'eau, agonisante.

Les trois juges les plus conservateurs de la Cour suprême -- Antonin Scalia, Samuel Alito et Clarence Thomas -- ont voté contre son sursis.

Huit juges sur neuf ont en revanche refusé d'entendre son deuxième recours portant sur la question controversée du barbiturique utilisé pour les exécutions, dont la composition et la provenance restent cachées au prisonnier et à ses avocats.

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