Les républicains croient en leur victoire au Congrès en novembre

Le président du parti républicain, Reince Priebus.... (Photo Susan Walsh, AP)

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Le président du parti républicain, Reince Priebus.

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Michael Mathes
Agence France-Presse
WASHINGTON

Après huit ans de domination démocrate, le Sénat américain pourrait repasser sous contrôle républicain lors des élections du mardi 4 novembre, selon les sondages, un basculement qui priverait Barack Obama de son dernier bastion au Congrès.

La Chambre des représentants, qui sera entièrement renouvelée comme tous les deux ans, devrait rester à majorité républicaine, selon le consensus des politologues, faute de vague nationale en faveur des démocrates.

Mais l'alternance pourrait se produire dans la chambre haute du Congrès, le Sénat, dont la majorité ne dépend que de quelques sièges. Le groupe démocrate rassemble aujourd'hui 55 des 100 élus. Les républicains doivent donc ravir seulement six sièges pour devenir majoritaires, et l'impopularité du président américain devrait leur faciliter la tâche.

«Ce ne sera pas une vague électorale, mais les républicains vont gagner la majorité», assure le professeur James Thurber, de l'American University.

Les modèles de prédiction statistique développés par plusieurs médias américains sont moins formels, et évaluent la probabilité d'une victoire républicaine à un peu plus de 60%, selon les sites.

La conséquence d'un Congrès entièrement contrôlé par les républicains, pour les deux dernières années de Barack Obama à la Maison-Blanche ? Davantage de blocage, plus de polarisation, estime James Thurber.

«Très peu de choses du programme législatif d'Obama seront réalisées», dit-il.

Priorité républicaine, le démantèlement total ou partiel de la réforme du système de santé adoptée en 2010 devrait occuper les débuts du prochain Congrès, dont le mandat commencera en janvier et durera jusqu'à janvier 2017, quand le prochain président des États-Unis prendra ses fonctions.

Le vote a déjà commencé

La bataille électorale se concentre dans le Sud conservateur, où les sénateurs démocrates sortants sont le plus à la peine: Louisiane, Arkansas, Caroline du Nord. En Alaska, dans le Colorado et le New Hampshire, là aussi les sondages donnent les démocrates au coude-à-coude avec leurs adversaires républicains. Ils avaient été élus en 2008, portés par la vague Obama.

Bien que les démocrates prennent aujourd'hui leurs distances avec Barack Obama, les républicains ont fait des législatives un référendum contre le président américain.

«La décision qu'ont à prendre les Américains est on ne peut plus claire: une voix pour un candidat démocrate est une voix pour la politique d'Obama», a déclaré le président du parti républicain, Reince Priebus.

Les sortants, sur la défensive, ne cessent de rappeler leur indépendance face à la Maison-Blanche.

«Le président n'est pas pertinent. Dans deux ans, il ne sera plus là», a lâché Mark Begich, le sénateur de l'Alaska, au Washington Examiner.

Réaliste, Barack Obama les laisse faire et a passé le plus clair de la campagne à la Maison-Blanche, plutôt qu'en réunions électorales. Son épouse, Michelle, est venue prêter main-forte à quelques candidats, mais ce sont Bill et Hillary Clinton qui ont électrisé la campagne, y compris dans les États comme le Kentucky où Barack Obama est persona non grata.

Les Américains ont déjà commencé à voter, en personne ou par courrier, dans de nombreux États qui ont ouvert la période du vote plusieurs semaines avant le jour officiel de l'élection, fixé systématiquement au premier mardi suivant le premier lundi de novembre.

Mais la nouvelle majorité du Sénat pourrait n'être pas connue immédiatement. Deux États, Louisiane et Géorgie, organiseront un second tour le 6 décembre et le 6 janvier, respectivement, si aucun des candidats au Sénat n'obtient une majorité absolue des suffrages, une éventualité probable en raison de la présence de candidats indépendants.

En Louisiane, l'ancien colonel de l'armée de l'air Rob Maness porte les couleurs du Tea Party, la mouvance ultraconservatrice qui a globalement échoué à s'imposer lors des primaires républicaines du printemps. Les sondages de septembre et d'octobre lui donnaient en moyenne 8,7% des voix, selon le site RealClearPolitics, et l'ex-candidate à la vice-présidence en 2008, Sarah Palin, a appelé à voter pour lui.

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