Oklahoma: l'homme qui a décapité une collègue inculpé pour meurtre

Alton Nolen, 30 ans, parlait en arabe pendant... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Alton Nolen, 30 ans, parlait en arabe pendant qu'il décapitait sa victime «avec un grand couteau de cuisine».

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

L'homme qui a décapité la semaine dernière une de ses collègues en Oklahoma a été inculpé de meurtre mardi et pourrait risquer la peine de mort, ont indiqué les procureurs, révélant les détails crus de l'agression.

Les procureurs doivent encore décider s'ils vont demander la peine de mort, a expliqué Greg Mashburn, le procureur du comté de Cleveland, précisant toutefois que c'était «hautement probable».

Il revient au FBI, qui enquête sur l'agression, de déterminer si celle-ci peut être qualifiée d'attaque terroriste, a-t-il précisé.

Alton Nolen, 30 ans, parlait en arabe pendant qu'il décapitait sa victime «avec un grand couteau de cuisine», a ajouté M. Mashburn, selon qui l'accusé semble détester les Blancs.

«Il semble qu'il ait été obsédé par l'idée de la décapitation», a-t-il dit aux journalistes lors d'une conférence de presse.

L'agression est survenue jeudi dernier dans une usine agro-alimentaire de la petite ville de Moore, en Oklahoma, dont M. Nolen venait d'être licencié.

Il est rentré chez lui, s'est emparé d'un couteau de cuisine avant de retourner devant l'entrée de l'usine, où il a tué sa collègue Colleen Hufford.

«En entrant dans le bâtiment il a croisé Mme Hufford, l'a attaquée par derrière, l'a tuée et décapitée», a détaillé le procureur.

M. Nolen a attaqué une autre collègue mais plusieurs personnes ont tenté de l'arrêter. «Il y a eu plusieurs tentatives par plusieurs personnes de contrer cette attaque», a dit le procureur.

Il a finalement été arrêté par le directeur de l'entreprise, Mark Vaughn, un commandant de police adjoint réserviste, qui a tiré sur l'agresseur.

Interrogé sur ce qui avait déclenché l'incident, M. Mashburn a répondu que M. Nolen avait été suspendu de ses fonctions plus tôt le même jour à cause d'une dispute raciale.

«D'après ce que j'ai compris, l'altercation était fondée sur le fait qu'il n'aimait pas les Blancs», a-t-il affirmé. M. Nolan s'était récemment converti à l'islam et selon des informations de presse il aurait tenté de convertir des collègues à sa religion.

M. Nolen est toujours hospitalisé mais se verra notifier officiellement les accusations qui pèsent contre lui dès qu'il sera en mesure d'être placé en détention.

Cette agression est survenue après une série de décapitations très médiatisées d'occidentaux par des jihadistes au Moyen-Orient et en Algérie. Les autorités américaines n'ont pas établi de liens entre ces actes terroristes et le meurtre en Oklahoma.

La mère de l'agresseur a présenté ses excuses ce week-end dans une vidéo diffusée sur internet. «Mon coeur est tellement lourd actuellement», a déclaré Joyce Nolen, affirmant toutefois que ce qui c'était passé ne ressemblait pas à la personnalité de son fils: «mon fils a été élevé dans un foyer aimant. Mon fils était un garçon bien. (...) La vérité va faire surface. Ce n'est pas mon fils».

La communauté islamique de l'agglomération d'Oklahoma City a affirmé que «cet acte ne représente pas l'islam de quelque façon que ce soit».

Cet État situé au sud des États-Unis a également été le théâtre ces derniers jours d'une autre attaque similaire par un Kényan. L'homme qui a menacé de décapiter une femme en évoquant le groupe Etat islamique a été inculpé lundi pour activités terroristes.




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