Le Secret Service a mal réagi lors d'une attaque à la Maison-Blanche

Au moins sept balles, tirées depuis une voiture... (Photo KEVIN LAMARQUE, REUTERS)

Agrandir

Au moins sept balles, tirées depuis une voiture garée à environ 700 mètres de là, ont frappé la résidence présidentielle en novembre 2011.

Photo KEVIN LAMARQUE, REUTERS

Agence France-Presse
WASHINGTON

Il a fallu en 2011 cinq jours au Secret Service, chargé de la sécurité du président des États-Unis, pour réaliser qu'un homme avait tiré sept balles sur la Maison-Blanche pendant qu'une des filles de Barack Obama était à l'intérieur, a révélé dimanche le Washington Post.

L'article du quotidien paraît alors que le comportement du Secret Service est mis en cause après une série de failles dans la sécurité, dont un incident récent lors duquel un homme armé d'un couteau a sauté par-dessus une barrière de sécurité et pénétré, après un sprint, dans la résidence présidentielle avant d'être arrêté.

Le soir du 11 novembre 2011, Barack Obama et son épouse Michelle n'étaient pas à Washington, mais leur fille cadette, Sasha, se trouvait à la Maison-Blanche avec sa grand-mère Marian Robinson, révèle le Washington Post. Et la fille aînée du couple, Malia, devait rentrer à tout moment d'une soirée en ville avec des amis.

Au moins sept balles, tirées depuis une voiture garée à environ 700 mètres de là, ont frappé la résidence présidentielle.

Et lorsque des agents du Secret Service ont voulu réagir, ils ont reçu de leur superviseur un ordre surprenant : «Il n'y a pas eu de coups de feu. Restez où vous êtes.»

Ce superviseur a déclaré que les détonations provenaient de l'échappement d'un engin de chantier, raconte le Washington Post, décrivant des failles dans le dispositif de sécurité qui n'avaient pas été rendues publiques jusqu'à présent.

Le quotidien indique que Barack et Michelle Obama n'ont été informés de l'incident que plusieurs jours plus tard, et ont alors été furieux de la réaction inadaptée du Secret Service.

Celui-ci a confirmé tardivement que des tirs avaient eu lieu, mais a déclaré, de manière erronée, qu'ils ne visaient pas la Maison-Blanche.

Ce n'est que lorsqu'une gouvernante a découvert sur le sol du verre brisé et un morceau de ciment que le Secret Service a compris que des balles avaient frappé la résidence du président des États-Unis, écrit le Washington Post.

Le tireur était Oscar Ortega-Hernandez, qui a été accusé de tentative d'assassinat sur la personne du président et condamné à 25 ans de prison.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer