Moscou «doit cesser de mentir et d'alimenter le conflit»

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L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

«La Russie doit cesser de mentir et d'alimenter le conflit» dans l'est de l'Ukraine, a déclaré jeudi l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power devant le Conseil de sécurité réuni en urgence.

Mme Power a dressé une longue liste des indices prouvant, selon elle, une implication directe des forces russes aux côtés des séparatistes prorusses, affirmant que «face à cette menace, ne pas agir coûterait trop cher».

Constatant que «la Russie reste sourde» aux mises en garde des Occidentaux à propos de l'Ukraine, Mme Power s'est demandée dans ces conditions «comment affirmer à d'autres pays limitrophes de la Russie que leur sécurité est garantie».

«La question n'est pas de savoir ce que nous pouvons dire aux Russes mais ce que nous pouvons faire pour qu'ils écoutent», a-t-elle ajouté.

L'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant a lui aussi dénoncé une «implication militaire directe de la Russie en appui aux séparatistes» et a exigé que Moscou «retire immédiatement ses forces militaires et ses armes» du territoire ukrainien.

Pour Mark Lyall Grant, «les preuves sont irréfutables». Il a notamment évoqué des photos satellites diffusées par l'OTAN et montrant des rampes de lance-roquettes et le déploiement «depuis plusieurs mois» de membres des forces spéciales russes dites Spetsnaz pour soutenir les insurgés dans l'est de l'Ukraine.

Pour sa part, l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a accusé les États-Unis d'avoir envoyé en Ukraine «des dizaines de conseillers» et l'armée ukrainienne de «bombarder les civils» dans les zones tenues par les séparatistes.

«Mon message à Washington est: cessez de vous immiscer dans les affaires intérieures des pays souverains», a-t-il lancé.

Il a proposé à ses partenaires du Conseil d'adopter une déclaration demandant un «cessez-le-feu immédiat» et un «large dialogue politique» en Ukraine.

Cette réunion d'urgence avait été demandée par la Lituanie. Kiev a réclamé aux Occidentaux une aide militaire «d'envergure» face à la présence de troupes russes dans l'Est séparatiste, faisant craindre une guerre ouverte entre la Russie et l'Ukraine.

L'OTAN a chiffré à plus d'un millier les soldats russes combattant en Ukraine alors que Moscou a démenti toute présence de ses troupes sur le territoire ukrainien.

Il s'agissait de la 24ème réunion plénière du Conseil consacrée à la situation en Ukraine depuis le début de la crise en mars.

En raison de ses divisions, et du droit de veto dont dispose Moscou, les 15 pays membres n'ont jamais réussi à adopter une prise de position formelle commune sur cette crise, à l'exception d'une résolution sur l'écrasement de l'avion de la Malaysian Airlines en Ukraine.




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