É.-U.: la discrimination positive à l'université validée

Abigail Fisher se dit victime de discrimination raciale.... (PHOTO FRED R. CONRAD, THE NEW YORK TIMES)

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Abigail Fisher se dit victime de discrimination raciale. Étudiante blanche, elle s'est vu refuser en 2008 l'admission à l'Université du Texas malgré un dossier supérieur à ceux de candidats afro-américains.

PHOTO FRED R. CONRAD, THE NEW YORK TIMES

Agence France-Presse
WASHINGTON

Une cour d'appel fédérale américaine a validé jeudi le principe de la discrimination positive à l'université, un an après avoir été chargée de cette question sensible par la Cour suprême.

En juin 2013, la plus haute Cour du pays avait donné une victoire partielle - mais temporaire - à une étudiante blanche qui s'était plainte d'avoir été refusée en raison de la couleur de sa peau à l'université du Texas. Elle avait renvoyé toute l'affaire devant une cour d'appel fédérale, lui demandant de revoir sa copie.

La Cour d'appel du 5e circuit a confirmé jeudi sa première décision. Elle a donné à nouveau raison à l'université du Texas, en estimant que lui interdire d'utiliser l'origine ethnique comme critère d'admission nuirait à la diversité.

«Nous sommes persuadés que refuser à l'Université du Texas à Austin son usage limité de l'origine ethnique dans sa quête globale de la diversité entraverait la richesse de l'éducation», peut-on lire dans la décision.

«La diversité est composée d'antécédents, d'expériences, de réalisations, de difficultés vécues par les étudiants dans lesquelles l'origine ethnique joue un rôle», ajoute l'arrêt.

La Cour d'appel relève que la jeune fille, Abigail Fisher, n'avait pas été victime de discrimination sur la base d'une politique de quotas favorisant l'accès des minorités à l'université, lorsque son inscription avait été refusée. Elle ne figurait simplement pas dans les 10% des meilleurs lycéens du Texas ayant droit à une inscription automatique.

Parmi les 17 131 candidats restants pour 1216 places réservées aux habitants du Texas, ses notes étaient «trop faibles» pour une admission dans le programme de son choix, «un résultat qui aurait été le même si elle avait appartenu à une minorité».

Estimant que la règle des 10% profite plus aux Texans qu'aux minorités, et que «l'origine ethnique est un critère nécessaire, sur un grand nombre de critères, de la matrice décisionnelle», la Cour juge que «les chiffres montrent» que l'usage global de l'origine ethnique par l'université texane dans sa quête de diversité «n'est pas une affaire de quotas ou d'objectifs».

L'affaire pourrait revenir l'an prochain devant la Cour suprême, si Abigail Fisher fait appel.




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