La vente de marijuana récréative démarre dans l'État de Washington

L'État de Washington devient le deuxième État américain... (PHOTO TED S. WARREN, AP)

Agrandir

L'État de Washington devient le deuxième État américain où l'on peut acheter légalement du cannabis à usage récréatif, emboîtant le pas au Colorado qui a démarré cette pratique en janvier.

PHOTO TED S. WARREN, AP

Agence France-Presse
LOS ANGELES

La vente de marijuana récréative est autorisée depuis mardi dans l'État de Washington (nord-ouest) dans des boutiques spécialisées, ce qui en fait le deuxième État américain avec le Colorado où elle est légale.

«Nous avons attribué des permis à 25 magasins de détail qui seront habilités à vendre de la marijuana à fumer, à vaporiser, ainsi que des pipes et vaporisateurs», a indiqué à l'AFP Brian Smith, porte-parole du régulateur, le Washington State Liquor Control Board.

«Plusieurs boutiques» vont ouvrir leurs portes dès mardi, le reste dans les jours prochains, a-t-il ajouté. Les prix de vente sont libres. Les quantités que les consommateurs peuvent détenir sont limitées à 28 grammes de cannabis à fumer par personne.

En incluant les cultivateurs et préparateurs de marijuana, 115 permis au total ont déjà été délivrés sur un total de 7000 demandes déposées.

L'État de Washington devient le deuxième État américain où l'on peut acheter légalement du cannabis à usage récréatif - à condition d'avoir 21 ans - emboîtant le pas au Colorado qui a démarré cette pratique en janvier.

Le but est d'encadrer le marché du cannabis comme celui de l'alcool, qui n'est disponible à la vente que dans des «liquor stores» dans certains États.

«Les ventes de marijuana au marché noir existent déjà de fait dans pratiquement toutes les grandes villes des États-Unis. Légaliser un marché qui ne vend pas aux enfants, qui le fait dans des conditions sécurisées, c'est une alternative plus sûre» que le statu quo, argumente Mikhail Carpenter, un autre porte-parole du Washington State Liquor Control Board.

Le potentiel de recettes n'est pas non plus étranger à la décision de dépénaliser la petite plante étoilée : le taux d'imposition effectif sera de 44 %, avec des recettes attendues pour l'État qui «pourraient atteindre jusqu'à 2 milliards de dollars sur les cinq premières années selon les premières estimations», explique Mikhail Carpenter.

D'autant que la légalisation de l'herbe pourrait attirer des touristes venus d'autres États : «si l'on en croit l'exemple du Colorado, il y aura des gens qui viendront ici pour acheter», remarque M. Carpenter.

À une condition toutefois : tout le cannabis acheté dans l'État de Washington doit être consommé sur place.

Brian Smith s'attend à ce que ces deux pionniers fassent des émules rapidement dans le reste du pays : «Je pense que la plupart des États observent l'expérience que nous menons ici et au Colorado afin de déterminer si elle fonctionnerait chez eux».

«Un référendum est prévu en Alaska en août et les sondages laissent entendre qu'il devrait être approuvé», a-t-il poursuivi, précisant qu'un autre projet de référendum pourrait également voir le jour en Oregon (nord-ouest).

Le Vermont (nord-est), lui, a dépénalisé la possession de petites quantités.

Paradoxalement, le cannabis à usage médical, déjà autorisé dans 23 États, reste illégal dans celui de Washington.

L'autorisation d'une consommation à but récréatif devrait aider à avancer sur ce dossier même s'il se heurte à «une résistance du corps médical qui se sent menacé», fait valoir Brian Smith.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer