Le «prochain 11-Septembre» se prépare en Irak, disent des républicains

Le sénateur Lindsey Graham est un critique fréquent... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Agrandir

Le sénateur Lindsey Graham est un critique fréquent de la politique étrangère de l'administration Obama.

PHOTO ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Chaos en Irak

International

Chaos en Irak

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EIIL ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Washington

Des élus républicains ont alerté dimanche sur les dangers d'une débâcle en Irak, craignant que ce pays ne devienne «la zone de préparation du prochain 11-Septembre».

Élus et anciens responsables militaires ont débattu, sur les chaînes de télévision américaines, des différentes options de l'administration Obama pour empêcher l'avancée des djihadistes en Irak.

Le sénateur Lindsey Graham, favorable à des frappes aériennes, a appelé Washington à agir «car l'Irak et la Syrie combinés vont devenir la zone de préparation du prochain 11-Septembre, si on ne fait rien».

«Les gens qui tiennent le terrain en Irak sont aussi ceux qui occupent le terrain en Syrie. L'instabilité économique venant d'une dégringolade en Irak affectera les prix de l'essence et notre reconstruction économique», a-t-il ajouté sur CNN.

Il a appelé en outre à la démission du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et à l'engagement direct de Washington avec l'Iran pour freiner les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Ceux-ci ont pris en trois jours les villes de Mossoul et Tikrit ainsi que des secteurs d'autres provinces de Diyala et de Kirkouk.

Le général à la retraite Peter Chiarelli, ex-commandant en Irak, a estimé que les combattants de l'EIIL «avaient un créneau là-bas, ils ont saisi ce créneau et je pense que nous devons vraiment, vraiment nous en préoccuper».

«J'ai lu quelque part hier qu'ils sont devenus l'organisation terroriste la plus riche au monde maintenant qu'ils ont pris Mossoul et je suis inquiet, je pense que tous les Américains doivent être inquiets», a-t-il déclaré sur ABC.

Le président américain Barack Obama a indiqué  vendredi étudier «un éventail d'options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes», sans donner d'indications sur d'éventuelles frappes aériennes, réclamées par nombre d'élus républicains.

Le ministre de la Défense Chuck Hagel a donné samedi l'ordre de déploiement du porte-avions USS George H.W. Bush dans le golfe persique.

Opposé à toute action militaire, un autre élu républicain, Michael McCaul, qui préside la commission sur la Sécurité de la Chambre des représentants, a appelé à une offensive diplomatique avec les alliés des États-Unis, pour trouver une solution politique impliquant les Sunnites, Chiites et Kurdes d'Irak.

«Sans leur coopération contre les extrémistes, il ne se passera rien. Ils ne vont rien faire tout seuls. Ils ont besoin que nous les guidions», a-t-il dit sur ABC.

Les insurgés de l'EIIL sont «les pires des pires», a-t-il estimé. «S'ils rentrent aux États-Unis ou en Europe occidentale, je vois ça comme la plus grande menace aujourd'hui».




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer