«Bridgegate»: un rapport interne blanchit Chris Christie

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Le gouverneur Christie prend la parole devant des résidants de Belmar, au New Jersey, le 25 mars.

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Agence France-Presse
New York

Le gouverneur républicain Chris Christie n'avait pas été mis au courant de la fermeture des voies d'accès au pont Washington, a conclu jeudi une enquête interne qui revient sur ce scandale politique ayant mis à mal ses ambitions présidentielles pour 2016.

«Il ne savait pas». Il n'y a «pas le moindre bout de preuve» qu'il ait été mis au courant par ceux qui avaient décidé de cette fermeture ayant provoqué des embouteillages monstres en septembre dernier, a déclaré dans une conférence de presse l'avocat Randy Mastro, qui a dirigé l'enquête à la demande du gouverneur, avec accès à des milliers de courriels, de messages textes ou autres documents, y compris ceux de M. Christie.

Son rapport de 278 pages affirme que le gouverneur du New Jersey, extrêmement populaire jusqu'au scandale, n'a «pas été impliqué» dans la décision de fermer deux voies d'accès au pont, une artère essentielle entre le New Jersey et New York.

En l'apprenant, «il a fait ce qu'il fallait», licenciant immédiatement sa chef adjointe de cabinet Bridget Kelly le 9 janvier, et réclamant une enquête, a ajouté M. Mastro.

Mme Kelly avait mis en oeuvre la fermeture en envoyant un courriel à David Wildstein, qui travaillait à l'autorité portuaire de New York et du New Jersey. Cette fermeture avait été expliquée comme une «étude de la circulation».

Ils voulaient apparemment se venger du maire démocrate de Fort Lee, ville adossée au pont, refusant de soutenir la campagne de réélection de M. Christie l'été dernier.

M. Mastro a précisé qu'il ne savait pas si c'était la véritable explication, mais il a écarté des affirmations de M. Wildstein, selon lequel il en avait parlé au gouverneur, au moment où les voies étaient fermées en septembre dernier.

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Le rapport de 278 pages de l'avocat Randy Mastro affirme que le gouverneur du New Jersey n'a «pas été impliqué» dans la décision de fermer deux voies d'accès au pont.

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L'avocat a souligné que les deux hommes s'étaient vus dans une réunion publique, que le gouverneur n'avait pas de souvenir que M. Wildstein lui ait parlé de problèmes de circulation à Fort Lee, et que cela ne l'aurait pas marqué, à partir du moment où il ignorait les raisons de cette fermeture.

M. Wildstein, qui a depuis démissionné, et Mme Kelly ont refusé de répondre aux questions des enquêteurs, a-t-il aussi précisé.

Une autre enquête sur le scandale qui a freiné les ambitions présidentielles de M. Christie est en cours, dirigée celle-ci par le procureur du New Jersey.




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