Le tireur de Fort Hood encourt la peine de mort

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L'ex-psychiatre de l'armée américaine Nidal Hasan a été reconnu coupable d'avoir tué 13 personnes en 2009 sur la base militaire de Fort Hood, au Texas.

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Agence France-Presse
Fort Hood, Texas

L'ex-psychiatre de l'armée américaine Nidal Hasan a été reconnu vendredi coupable d'avoir assassiné 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood (Texas) en 2009 et risque la peine de mort.

Les jurés militaires réunis en cour martiale sur la même base ont reconnu coupable Nidal Hassan des 45 motifs d'inculpation pesant contre lui. Ils vont à nouveau se réunir pour délibérer de la sentence.

L'accusé, qui assurait lui-même sa défense et a écouté stoïquement le verdict, pourrait chercher volontairement à écoper de la peine capitale, selon l'ancienne équipe d'avocats qui le défendait mais qu'il a récusée.

Si Nidal Hasan était condamné à mort, il s'agirait du premier militaire exécuté depuis 52 ans aux États-Unis, selon le New York Times. Les exécutions de soldats aux États-Unis sont rares car elles requièrent l'approbation du président.

Si un seul des 13 jurés vote contre cette peine, Nidal Hasan sera condamné à la prison à vie.

Nidal Hasan, âgé de 42 ans, avait admis dès le début du procès être «le tireur». Il n'a ensuite contesté aucun des 89 témoignages entendus durant les 11 premiers jours de son procès, entamé le 6 août.

Et mercredi, invité à prendre la parole pour présenter ses arguments de défense, il s'est contenté de déclarer: «La (plaidoirie de la) défense est close».

Considéré comme un «loup solitaire» d'Al-Qaïda, Hasan a plusieurs fois reconnu avoir tué 12 militaires et 1 civil, et blessé des dizaines d'autres à Fort Hood le 5 novembre 2009 dans le but d'empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il considère «illégale» en Afghanistan et en Irak.

«Je défendais ma religion»

Le procureur militaire Steven Henricks a affirmé que M. Hasan pensait accomplir «son devoir de tuer (au nom du) djihad».

«L'accusé est sorti ce jour-là avec l'intention de tuer autant de soldats qu'il pourrait, ou quiconque l'en empêcherait», a ajouté le colonel Henricks.

Trois semaines avant la fusillade, M. Hasan venait d'apprendre qu'il allait être déployé en Afghanistan.

Dans les mois précédant la fusillade, il avait eu des contacts avec le responsable d'Al-Qaïda Anwar al-Awlaki, pour lui demander s'il pouvait attaquer des soldats qui tuent des musulmans.

À l'annonce du verdict, certains membres des familles des victimes pleuraient en quittant la salle d'audience.

«Si bouleversé avec de la joie et des larmes ! ... Que Dieu bénisse les victimes pour leur force», a écrit sur Twitter l'ancien policier Kimberly Munley, blessé lors de la fusillade.

Tim Hancock était le maire d'une ville toute proche, Killeen, au moment de la fusillade, et participait à une cérémonie de remise de diplômes à deux cent mètres.

«C'était comme la guerre», a rapporté M. Hancock. «Justice a été rendue et nous allons voir ce qui va se passer maintenant. C'est encore dur d'y croire», a-t-il ajouté à propos du verdict.

L'attaque de M. Hasan avait nourri les craintes que les États-Unis soient confrontés à des tueurs «solitaires», inspirés par Al-Qaïda mais ne dépendant d'aucune organisation.

«Je défendais ma religion», avait écrit M. Hasan dans une lettre à l'AFP, arguant que les États-Unis faisaient fausse route en intervenant dans des pays musulmans.

Quand M. Hasan a crié «Allah akbar» - Dieu est grand, en arabe - et a ouvert le feu, beaucoup de soldats ont d'abord cru qu'il s'agissait d'un exercice militaire.

M. Hasan a tiré vite, et parfois à plusieurs reprises sur ses victimes. Un des soldats décédés, Frederick Greene, a été touché 12 fois.

La fusillade a pris fin quand la police en civil l'a intercepté à l'extérieur du bâtiment, le blessant à son tour. Nidal Hasan est ainsi paralysé des membres inférieurs depuis ce jour-là.

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