Asiana Airlines: les pilotes ont ordonné de ne pas évacuer l'avion

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Le pilote Lee Kang-Kuk a déclaré aux autorités de Séoul et enquêteurs américains qu'il avait été temporairement aveuglé par un flash de lumière quand l'avion était à une altitude d'environ 500 pieds alors qu'il était en approche de la piste.

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Agence France-Presse
Los Angeles, Californie

La première consigne des pilotes du vol 214 d'Asiana Airlines, juste après le crash qui a coûté la vie samedi à deux adolescentes chinoises, a été de ne pas immédiatement évacuer l'avion, ont révélé mercredi les autorités américaines.

L'agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de l'enquête sur le crash, a fini d'interroger les quatre pilotes du Boeing 777 et deux membres du personnel navigant, et a livré mercredi quelques précisions sur l'évacuation de l'appareil.

Le pilote Lee Kang-Kuk a déclaré aux autorités de Séoul et enquêteurs américains qu'il avait été temporairement aveuglé par un flash de lumière quand l'avion était à une altitude d'environ 500 pieds alors qu'il était en approche de la piste.

L'origine du flash et de son rôle dans l'accident ne sont pas encore connus, a déclaré Deborah Hersman, chef du NTSB.

Lee, un pilote chevronné de 46 ans, effectuait son premier vol sur ce type d'avion.

Immédiatement après le crash, «les pilotes ont demandé au personnel navigant de ne pas procéder à l'évacuation. Ils étaient en contact avec la tour de contrôle», a déclaré Deborah Hersman lors d'une conférence de presse.

«Le chef de cabine a alors fait une annonce au micro pour que les passagers restent assis», a-t-elle ajouté. «Au même moment, le steward qui était assis à la sortie 2L (...) a vu des flammes à travers la fenêtre. Il a envoyé à l'avant de l'avion le steward qui était assis avec lui, pour qu'il avertisse (les pilotes) qu'il y avait un incendie et qu'il fallait évacuer. C'est alors que l'évacuation de l'appareil a commencé».

Mme Hersman a décrit le fil des événements et la rapidité de l'évacuation.

«Une minute trente après l'immobilisation de l'appareil, la porte 2L s'est ouverte, immédiatement suivie par la 1L, et les toboggans se sont déployés», a-t-elle détaillé. Le premier camion de pompiers est arrivé «environ deux minutes après le crash», tandis que les premières procédures d'extinction ont commencé «trois minutes après le crash».

La présidente de la NTSB a assuré que l'ordre de ne pas évacuer n'était pas forcément une preuve de négligence: «Les pilotes sont à l'avant de l'appareil, ils n'ont pas une idée complètement exacte de ce qui se passe à l'arrière, l'information doit venir du personnel de cabine».

«Vu de l'extérieur, tout a toujours l'air plus simple, et on peut avoir une vision différente de celle des personnes directement impliquées. Nous devons comprendre ce que (les pilotes) ont pensé, les informations qu'ils avaient, quelles sont les procédures, s'ils ont respecté ces procédures et si l'évacuation a été réalisée de façon opportune», a-t-elle insisté.

Cependant, pour une raison encore inconnue, deux toboggans d'évacuation se sont gonflés vers l'intérieur de la cabine, bloquant deux stewards, mais qui un pu être libérés avant le début de l'évacuation.

Le vol 214 d'Asiana s'est écrasé samedi à l'aéroport de San Francisco après que la queue de l'appareil eut heurté une digue séparant la piste d'atterrissage d'un plan d'eau. Les premiers éléments de l'enquête laissent apparaître que l'avion était trop lent et trop bas avant d'atterrir.

Deux personnes sont mortes dans l'accident et 182 ont été blessées, dont quatre étaient encore mercredi dans un état critique.

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