Martin, 8 ans, venait d'enlacer son père quand la bombe l'a tué

Une coureuse ayant participé au marathon de Boston... (PHOTO BRIAN SNYDER, REUTERS)

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Une coureuse ayant participé au marathon de Boston dépose une gerbe de fleurs au pas de la porte de la résidence de la famille Richard, dans le quartier Dorchester, le 16 avril.

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Agence France-Presse
Boston

Des trois morts causées par l'attentat commis en marge du marathon de Boston lundi, celle d'un petit garçon de huit ans, Martin Richard, tué après avoir enlacé son père qui venait de franchir la ligne d'arrivée, a particulièrement ému les Américains.

«Je suis sorti lundi soir et j'ai rencontré des pompiers que je connaissais. Ils m'ont dit que parmi les trois morts il y avait un petit garçon de 8 ans originaire de Dorchester, qui venait juste d'enlacer son père qui avait franchi la ligne d'arrivée», a témoigné l'éditorialiste du Boston Globe, Kevin Cullen.

«Le père s'est éloigné et le petit garçon est retourné au bord de la route pour rejoindre sa mère et sa petite soeur. La bombe a explosé à ce moment-là. Le garçon a été tué, sa soeur a perdu une jambe et leur mère a été gravement blessée», a encore raconté Kevin Cullen.

Dans un bref communiqué, le père de Martin, Bill Richard, a déclaré: «Mon fils adoré est mort des suites des blessures causées par l'attentat de Boston».

«Ma femme et ma fille se remettent de graves blessures», a-t-il ajouté: «Nous remercions notre famille et nos amis, ceux que nous connaissons et ceux que nous n'avons jamais rencontrés, pour leurs pensées et leurs prières».

Cruelle ironie, les organisateurs du marathon de Boston avaient décidé quelques jours avant l'épreuve de dédier la course aux victimes de la tuerie de Newtown: en décembre, 20 enfants et six adultes avaient été tués par un tireur perturbé dans une école de cette ville du Connecticut, un État voisin du Massachusetts.

Martin Richard, 8 ans, a perdu la vie... (PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE) - image 2.0

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Martin Richard, 8 ans, a perdu la vie dans l'attentat ayant frappé le marathon de Boston.

PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE

Outre Martin Richard, l'attentat a également coûté la vie à Krystie Campbell, une gérante de restaurant de 29 ans. Son père a expliqué à la presse locale qu'elle avait accompagné sa meilleure amie pour photographier le compagnon de cette dernière à l'arrivée du marathon.

En fin d'après-midi, l'université de Boston a quant à elle déclaré que la 3e personne tuée dans l'attentat était un de ses étudiants, venu assister avec deux autres étudiants à l'arrivée du marathon. L'un d'eux --une jeune fille-- était dans un état stable après avoir été opérée lundi et mardi, a précisé l'université. Le troisième étudiant n'avait pas été blessé.

Deux frères perdent une jambe chacun

Durant toute la nuit et mardi matin les chirurgiens qui ont soigné les victimes des deux explosions survenues à quelques secondes d'intervalle sur le parcours du marathon, tout près de la ligne d'arrivée, ont procédé à plusieurs amputations.

Outre les trois personnes tuées, 176 ont été blessées, dont 17 sont dans un état très grave.

«Si mes chiffres sont bons, nous avons procédé à quatre amputations» à l'hôpital Massachusetts General, a déclaré le chef du service de traumatologie George Velmahos.

«Deux autres personnes sont susceptibles d'être amputées mais j'espère que nous sauverons leurs jambes. (...) Cette bombe a probablement été placée près du sol et donc des blessures des membres inférieurs sont à redouter», a ajouté le médecin.

Liz Norden, mère de cinq enfants, a raconté de son côté comment deux de ses fils, âgés de 31 ans et 33 ans, avaient chacun perdu une jambe dans l'explosion. Ils s'étaient tous deux rendus sur Boylston Street pour voir un de leurs amis terminer la course.

Plus chanceux, Bill Iffrig, infatigable coureur de 78 ans, n'a pas été blessé alors que des photos le montrent en train de tomber à genoux près de la ligne d'arrivée au moment de la première explosion.

M. Iffrig a raconté au journal local Everett Herald avoir brièvement vu un objet ressemblant à une boîte de café, qui pourrait avoir été un débris de la bombe selon lui.

«Ensuite il y a eu toute cette fumée et je ne pouvais plus voir grand chose», a encore raconté M. Iffrig, qui s'est remis debout et a terminé les derniers mètres de son marathon.

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