Le gendre de Ben Laden inculpé pour terrorisme

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001,... (IMAGE ARCHIVES AFP/MBC)

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Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, Abou Ghaith était apparu sur une vidéo de propagande comme un porte-parole du réseau Al-Qaïda, aux côtés d'Oussama ben Laden.

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Agence France-Presse
Ankara

Le gendre d'Oussama Ben Laden, Souleymane Abou Ghaith, qui était aux côtés des numéro un et deux d'Al-Qaïda au lendemain du 11 septembre 2001, a été inculpé jeudi aux États-Unis et comparaîtra vendredi devant un tribunal de New York pour terrorisme.

«L'arrestation d'Abou Ghaith est un cap important dans nos efforts permanents contre le terrorisme», a déclaré la ministre adjointe chargée de la Sécurité nationale, Lisa Monaco.

Le 12 septembre 2001, au lendemain des attentats qui ont fait près de 3000 morts aux États-Unis, Abou Ghaith avait pris la parole au nom d'Al-Qaïda aux côtés des numéros un et deux de l'organisation terroriste, Oussama ben Laden et Ayman al-Zawahiri.

Il avait mis en garde les États-Unis qu'une «grande armée se formait contre (eux)» et appelé «la nation de l'islam» à conduire une bataille contre «les juifs, les chrétiens et les Américains», rappelle un communiqué du ministère américain de la Justice.

Le ministère ne donne aucune précision sur les conditions ou le lieu de son arrestation.

Selon le journal turc Hürriyet, il a été arrêté fin janvier à Ankara puis expulsé le 1er mars vers la Jordanie, alors que le secrétaire d'État américain John Kerry était en visite officielle en Turquie. Il a ensuite été arrêté par des agents de la CIA sur le sol jordanien et conduit aux États-Unis, selon Hürriyet.

Selon l'acte d'inculpation dévoilé jeudi, Abou Ghaith, qui était au service de l'organisation terroriste au moins de mai 2001 à 2002 inclus, était «un individu impliqué dans la préparation et l'exécution d'un crime fédéral de terrorisme contre les États-Unis, ses citoyens et ses habitants et leurs biens».

Il sera présenté vendredi à 10 h locales devant un tribunal de New York, où il sera formellement mis en accusation devant le juge Lewis Kaplan, précise le ministère.

La justice américaine lui reproche d'avoir «volontairement, et en connaissance de cause, comploté» pour tuer des Américains et menacé les États-Unis d'autres attaques.

À Guantanamo

Après le 11-Septembre, le gendre de Ben Laden avait donné un discours dans lequel il s'adressait au secrétaire d'État d'alors, Colin Powell, et l'avertissait que «la tempête ne s'arrêterait pas, en particulier la tempête des avions», avertissant les musulmans, les enfants et les adversaires des États-Unis de «ne pas embarquer à bord d'un avion», selon l'acte d'inculpation.

«Cela fait 13 ans qu'Abou Ghaith est présumé travailler avec Oussama ben Laden dans sa campagne de terreur, et 13 ans qu'il a pris possession des ondes publiques pour exhorter d'autres personnes à embrasser la cause d'Al-Qaïda», a expliqué le procureur de New York Preet Bharara, cité par le ministère.

«Il occupait une position clé à Al-Qaïda, comparable au +consigliere+ dans une famille de la mafia ou d'un ministre de la propagande dans un régime totalitaire», a renchéri un directeur du FBI à New York, George Venizelos.

Aussitôt son inculpation annoncée, des parlementaires républicains ont protesté contre son transfert à New York et appelé à ce qu'il soit incarcéré dans la prison de Guantanamo, à Cuba, où sont déjà détenus Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé du 11-Septembre, et ses quatre coaccusés.

«Nous devons traiter les ennemis combattants comme des ennemis, le système judiciaire américain n'est pas un lieu adapté», a déclaré Mike Rogers, président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants. «Le président doit envoyer tous les membres d'Al-Qaïda capturés à Guantanamo».

«Il doit aller à (la prison) Gitmo, il doit être gardé là-bas et interrogé pour être sûrs que l'on sache tout ce qu'il sait», a ajouté la sénatrice Kelly Ayotte.

Le sénateur Lindsey Graham a qualifié de «très mauvais précédent» la décision de l'administration Obama de conduire le suspect à New York, «sans que le Congrès le sache».

 

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