Les républicains acceptent de relever le plafond de la dette

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«La semaine prochaine, nous autoriserons un relèvement temporaire de trois mois de la dette, de façon à donner au Sénat et à la Chambre le temps de voter un budget», a annoncé Eric Cantor, chef de la majorité républicaine.

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Agence France-Presse
Washington

Les républicains qui contrôlent la Chambre des représentants américaine ont annoncé vendredi qu'ils voteraient la semaine prochaine pour relever le plafond de la dette fédérale de trois mois, une concession partielle qui repousse une échéance redoutée par les marchés.

En échange, ils exigent des démocrates, qui contrôlent le Sénat, de fortes coupes budgétaires et menacent de bloquer le versement des salaires de tous les élus si aucun accord n'était trouvé.

«La semaine prochaine, nous autoriserons un relèvement temporaire de trois mois de la dette, de façon à donner au Sénat et à la Chambre le temps de voter un budget», a annoncé Eric Cantor, chef de la majorité républicaine.

La Maison-Blanche s'est félicitée vendredi de l'offre républicaine, qui donne plus de flexibilité aux deux camps pour trouver un compromis.

«Nous sommes encouragés par les signes envoyés par les républicains du Congrès, qui pourraient revenir sur leur insistance à prendre en otage notre économie pour obtenir des coupes draconiennes dans la santé, l'éducation et les programmes dont dépendent les familles de la classe moyenne», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche dans un communiqué.

Depuis le 31 décembre, la dette de l'État fédéral plafonne juste au-dessous de la limite légale fixée par le Congrès à 16 394 milliards de dollars. Sans accord au Congrès sur le relèvement de ce plafond, l'État risque de se retrouver rapidement en défaut de paiement.

Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, estimait lundi que l'État fédéral pouvait continuer à se financer jusqu'entre «mi-février et début mars», selon une lettre envoyée au président de la Chambre des représentants.

Au-delà, les États-Unis risquent de se retrouver dans une situation comparable à l'été 2011, quand le précédent plafond a été atteint et n'a été relevé qu'au dernier moment. L'épisode a marqué Washington et les États-Unis en sont ressortis avec une note de solvabilité dégradée par Standard & Poor's. Lundi, le président américain a exhorté les républicains à voter le relèvement du plafond pour éviter aux États-Unis une «nouvelle crise économique», mais de nombreux élus veulent exploiter cette date butoir pour obtenir de fortes coupes budgétaires des démocrates.

Les États-Unis ne fonctionnent actuellement que grâce à une extension temporaire du budget, jusqu'au 27 mars, le Congrès s'étant révélé incapable depuis plusieurs années de voter un budget permanent. En outre, fin février, des coupes automatiques initialement prévues pour janvier doivent entrer en vigueur, fruit d'un accord voté au forceps le 1er janvier.

En privé, l'annonce républicaine était perçue par des responsables de la Maison-Blanche comme une concession et le signe que les républicains craignent d'endosser la responsabilité d'un défaut de paiement du pays.

 

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