Barack Obama présente un ambitieux plan sur les armes

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Barack Obama était flanqué de Joe Biden lors de sa conférence de presse mercredi à la Maison-Blanche.

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Des Américains et des armes

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Des Américains et des armes

Dans la foulée de la fusillade de Newtown au Connecticut, le débat autour des armes à feu polarise de plus en plus les Américains. Entre d'un côté les partisans d'un contrôle plus musclé et de l'autre les défenseurs purs et durs du deuxième amendement de la Constitution américaine. »

Tangi QUEMENER
Agence France-Presse
Washington

Le président des États-Unis Barack Obama a présenté mercredi un ambitieux plan de lutte contre la violence due aux armes, signant des mesures réglementaires et exhortant le Congrès à faire évoluer la législation, un peu plus d'un mois après le massacre d'écoliers à Newtown.

«Nous ne pouvons plus retarder» une action sur le contrôle de la circulation des armes, a affirmé M. Obama à la Maison Blanche, face à des familles des victimes de la tuerie de l'école primaire Sandy Hook et des enfants lui ayant écrit après ce drame.

«Le Congrès doit agir. Le Congrès doit agir rapidement», a assuré M. Obama, appelant en particulier les élus à interdire les armes d'assaut et les chargeurs de plus de dix balles et promettant de mettre tout son poids dans la balance pour y parvenir.

Il a toutefois concédé que faire progresser ce dossier «sera difficile», vu l'opposition de certains élus à toute mesure semblant empiéter sur le deuxième amendement de la Constitution qui garantie aux Américains le droit de porter des armes, et dont la réaction hostile n'a pas tardé.

Le sénateur de Floride Marco Rubio, étoile montante du parti républicain, a en particulier affirmé que «les armes ne sont pas le problème. Les criminels (...) et les malades mentaux susceptibles de violence le sont».

De son côté, le puissant lobby des armes à feu, la National Rifle Association (NRA) a jugé inadéquates les mesures annoncées mercredi: «s'attaquer aux armes et ignorer les enfants n'est pas la solution face à la crise à laquelle nous sommes confrontés».

Le maire indépendant de New York Michael Bloomberg, partisan de longue date d'un contrôle strict de la circulation des armes, s'est en revanche dit «encouragé» par les mesures annoncées par M. Obama, et a exhorté le Congrès à «saisir cette occasion, défendre nos enfants, nos collectivités et nos policiers».

La vidéo de la NRA «répugnante et lâche»

M. Obama a lui aussi argumenté avec passion sur la nécessité de préserver les écoliers de massacres comme celui qui a coûté la vie à 20 petits enfants et six membres de l'encadrement le 14 décembre dernier à Newtown au Connecticut: «réduire la violence due aux armes est compliqué, mais protéger nos enfants ne devrait pas être controversé», a-t-il dit.

A l'issue de son allocution, M. Obama a signé 23 mesures réglementaires, découlant de la réflexion menée depuis quatre semaines à sa demande par le vice-président Joe Biden, présent à ses côtés.

Ces décrets requièrent notamment un renforcement de la vérification des antécédents des acheteurs d'armes, et ordonnent aux agences gouvernementales d'étudier de nouvelles façons d'empêcher des personnes «dangereuses» d'y avoir accès.

Actuellement, 40% des armes vendues aux États-Unis le sont via des transactions de particulier à particulier, ou lors de «foires aux armes» non assujetties à de tels contrôles, a rappelé M. Obama. Jusqu'à 300 millions d'armes à feu sont en circulation dans le pays, soit presque une par habitant.

Côté Congrès, où ses adversaires républicains sont majoritaires à la Chambre des représentants, M. Obama a notamment appelé à réinstaurer l'interdiction des armes d'assaut et des chargeurs d'une capacité supérieure à dix balles, dispositif qui avait expiré en 2004 faute de soutien parlementaire.

Le président s'est à nouveau défendu mercredi de vouloir empiéter sur le deuxième amendement, mais a rappelé qu'avec les droits venaient aussi des «responsabilités».

La NRA, qui a l'oreille de nombreux élus républicains, n'avait pas attendu l'annonce des mesures de la Maison Blanche pour s'en prendre au président.

Dans une vidéo sur son site internet, le lobby, qui a proposé après Newtown de poster des gardes armés devant chaque établissement scolaire, a remarqué que les filles de M. Obama sont protégées par les policiers d'élite du «Secret Service».

«Est-ce que les enfants du président sont plus importants que les vôtres?», demande la NRA en l'accusant d'être un «hypocrite élitiste».

M. Obama n'a pas directement réagi mercredi, mais son porte-parole Jay Carney a dénoncé une vidéo «répugnante et lâche».



À l'issue de son allocution, M. Obama a signé 23 mesures réglementaires, découlant de la réflexion menée par le vice-président Joe Biden, présent à ses côtés.

Ces décrets requièrent notamment un renforcement de la vérification des antécédents des acheteurs d'armes, et ordonnent aux agences gouvernementales d'étudier de nouvelles façons d'empêcher des personnes «dangereuses» d'y avoir accès.

Actuellement, 40% des armes vendues aux États-Unis le sont via des transactions de particulier à particulier, ou lors de «foires aux armes» non assujetties à de tels contrôles, a rappelé M. Obama. Jusqu'à 300 millions d'armes à feu sont en circulation dans le pays, soit presque une par habitant.

Côté Congrès, où ses adversaires républicains sont majoritaires à la Chambre des représentants, M. Obama a notamment appelé à réinstaurer l'interdiction des armes d'assaut et des chargeurs d'une capacité supérieure à dix balles, le type d'équipement utilisé par l'assaillant de Newtown.

M. Biden s'est entretenu depuis quatre semaines avec les principaux acteurs du dossier, des associations de membres des forces de l'ordre aux éditeurs de jeux vidéo, en passant par la puissante NRA (National Rifle association), le lobby des marchands d'armes, qui refuse toute nouvelle réglementation.

M. Obama s'est à nouveau défendu mercredi de vouloir empiéter sur le deuxième amendement, mais a rappelé qu'avec les droits venaient aussi des «responsabilités». Il a aussi remarqué que les victimes de coups de feu étaient privées de leurs droits fondamentaux, également protégés par la Constitution.

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