Un sergent rétrogradé pour outrage à cadavres en Afghanistan

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Dans une vidéo diffusée notamment sur YouTube, quatre jeunes militaires se soulagent, hilares, sur les cadavres ensanglantés de trois Afghans.

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Agence France-Presse
Washington

Un sergent du corps des Marines américains a été rétrogradé jeudi pour son implication dans le scandale provoqué par une vidéo mise en ligne sur l'internet dans laquelle on le voit avec d'autres soldats uriner sur les cadavres de trois Afghans.

Le sergent d'état-major Joseph Chamblin a été rétrogré par une cour martiale de Camp Lejeune, en Caroline-du-Nord, au rang de simple sergent et verra sa solde amputée de 500$ pendant un mois, a-t-on appris auprès de la direction du corps des marines.

Le sous-officier avait plaidé coupable d'avoir uriné sur les cadavres et manqué à son devoir d'encadrement des jeunes militaires de son unité qui ont pris part à l'incident.

Un autre sergent, Edward Deptola, est poursuivi par la justice militaire, et trois autres protagonistes de l'affaire ont fait l'objet de sanctions administratives. Tous appartiennent à une unité de tireurs d'élite du 3e bataillon du 2e Régiment de marines.

Les faits remontent au 27 juillet 2011 lors d'une opération contre l'insurrection talibane dans le district de Musa Qala, dans le Helmand (sud-ouest de l'Afghanistan), mais ils n'ont été portés à la connaissance du public que le 11 janvier avec la mise en ligne d'une vidéo sur l'internet.

Dans cette vidéo, quatre jeunes militaires se soulagent, hilares, sur les cadavres ensanglantés de trois Afghans. Les images ont fait le tour du monde et horrifié les principaux responsables politiques et militaires américains, consternés par un acte «lamentable», selon les termes du secrétaire à la Défense, Leon Panetta.

Quelques jours plus tard, dans un geste de représailles, un soldat afghan de 21 ans, Abdul Mansour, a ouvert le feu sur un groupe de militaires français qui assuraient la formation des troupes afghanes. Cinq soldats français ont été tués et une quinzaine d'autres blessés. 

En février, l'incinération par négligence de Corans confisqués parce que des détenus afghans s'en servaient pour communiquer entre eux a par ailleurs provoqué un embrasement populaire en Afghanistan.

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