Précipice fiscal: les républicains annulent un vote

Le président de la Chambre des représentants, le... (Photo Reuters, YURI GRIPAS)

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Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, a reconnu que le projet de loi «ne recueillait pas assez d'appuis des nôtres pour être adopté».

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Andrew Taylor
Associated Press
Washington

Craignant une révolte au sein de leur caucus, les leaders républicains à la Chambre des représentants ont annulé un vote sur un projet de loi prévoyant une hausse d'impôts pour les Américains qui gagnent plus de 1 million $ US par an, alors que les espoirs d'un accord avant Noël pour empêcher le «précipice fiscal» s'amenuisent.

Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, a reconnu que le projet de loi «ne recueillait pas assez d'appuis des nôtres pour être adopté». Il a aussi demandé au président Barack Obama et au leader de la majorité démocrate au Sébat, Harry Reid, de préparer un projet de loi qui permettra d'éviter le précipice fiscal.

Sortant d'une réunion, le représentant Steve LaTourette a indiqué que M. Boehner avait informé ses collègues «qu'il appellerait le président et qu'il le rencontrerait pour discuter et tenter de trouver une solution» à l'impasse.

Ni la Maison-Blanche, ni le bureau de M. Reid n'ont encore réagi à la décision des leaders républicains.

De toute façon, les dirigeants démocrates avaient juré de laisser le projet mourir sur le plancher du Sénat sans le soumettre au vote et ont appelé John Boehner, à retourner à la table des négociations avec le président Barack Obama.

Les grandes négociations pour empêcher l'entrée en vigueur automatique de hausses d'impôts et de coupes budgétaires ont été évasives jusqu'à maintenant, et le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a déclaré que les élus retourneraient au Capitole après Noël pour tenter de s'entendre de nouveau.

«Le président et M. Boehner doivent négocier, d'accord?» a lancé le sénateur démocrate Charles Schumer, de New York. «Nous n'avons pas besoin d'un véhicule. Nous avons besoin d'un accord.»

John Boehner a accusé le président Obama et ses collègues démocrates de ne rien faire pour empêcher le «précipice fiscal», soit des hausses d'impôts pour tous et de vastes coupes budgétaires qui entreront automatiquement en vigueur en janvier si les élus ne trouvent pas un accord pour les annuler. Mais en même temps, M. Boehner a déclaré aux journalistes qu'il continuerait de chercher un accord avec le président.

«Notre pays fait face à de sérieux défis, a dit M. Boehner. Le président et moi, dans nos rôles respectifs, avons la responsabilité de travailler ensemble pour les relever. Je m'attends à ce que nous puissions continuer de travailler ensemble.»

Le leader de la majorité républicaine à la Chambre, Eric Cantor, croyait dans un premier temps que les républicains avaient réuni suffisamment de votes pour adopter le «plan B» de John Boehner, qui vise à accroître la pression sur les démocrates du Congrès et le président Obama.

«Nous, les républicains, avons entrepris des actions concrètes pour éviter le précipice fiscal», a affirmé M. Cantor lors d'une conférence de presse.

La Maison-Blanche a indiqué que si le projet de loi venait à franchir l'étape du Sénat d'une façon ou d'une autre, Barack Obama opposerait son veto. Le porte-parole Jay Carney a estimé que l'initiative des républicains était vouée à l'échec.

«Plutôt que de saisir l'occasion qui leur a été présentée, de continuer de négocier ce qui pourrait être un accord très profitable pour les Américains, les républicains de la Chambre ont décidé de se lancer dans une voie sans issue pendant que nous les regardons», a dit M. Carney. «C'est une chose que nous avons déjà vue dans le passé.»

Des républicains ont déclaré à de hauts responsables de l'administration que M. Boehner avait décidé de soumettre son «plan B» au vote après avoir conclu qu'il n'aurait pas assez d'appuis de ses collègues sur la proposition qu'il a présentée au président le week-end dernier, selon l'un de ces responsables, qui a réclamé l'anonymat.

Mercredi, Barack Obama avait écarté du revers de la main le plan des républicains, déclarant aux journalistes que M. Boehner et lui n'étaient qu'à quelques milliards de dollars d'une entente. Il a appelé les élus à «enlever leur peinture de guerre partisane» et à conclure un accord.

John Boehner a répliqué en affirmant que le président Obama porterait la responsabilité «de la plus importante hausse d'impôts de l'histoire des États-Unis.»

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