Un tueur en série s'était renseigné sur ses homologues meurtriers

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Israel Keyes

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Rachel D'Oro
Associated Press
Anchorage

Un homme de l'Alaska qui a confessé avoir tué au moins huit personnes à travers les États-Unis avait effectué des recherches sur Ted Bundy et d'autres tueurs en série, disant s'être reconnu en eux, ont révélé lundi des enquêteurs.

Israel Keyes a cependant déclaré aux autorités d'Anchorage que ses idées étaient les siennes. Et, plus que tout, il ne s'est jamais qualifié de tueur en série, a précisé la détective, Monique Doll.

Ces détails font partie d'informations diffusées par la police d'Anchorage et les enquêteurs du FBI à propos de Keyes, qui n'a jamais fait preuve de remords, mentionnent les autorités, mais a dit ressentir de l'excitation lorsqu'il traquait ses victimes et les assassinait. Il a également torturé des animaux lorsqu'il était enfant, ont précisé les enquêteurs.

Keyes, âgé de 34 ans, a été retrouvé mort dans sa cellule, le 2 décembre, après s'est tailladé un poignet et s'être étranglé avec un drap. Des notes ensanglantées et illisibles retrouvées dans sa cellule ont été envoyées aux laboratoires du FBI, à Quantico, en Virginie.

Keyes devait subir, en mars prochain, un procès pour l'assassinat, en février dernier, de Samantha Koenig, une employée de café qui avait été kidnappée. Les enquêteurs ont révélé que la jeune femme de 18 ans avait été violée et étranglée, son corps laissé dans une remise à l'extérieur de la maison de Keyes, à Anchorage, pendant que celui-ci prenait part à une croisière.

Les enquêteurs ont également dit, lundi, que le tueur leur avait dit qu'il perdait le contrôle, et que le délai entre ses meurtres diminuait, ce qui pourrait expliquer pourquoi il a violé sa propre règle de voyager sur de longues distances pour trouver des cibles.

Aux dires de Mme Doll, le tueur n'assassinait pas des gens parce qu'il était fou, ou parce que son dieu lui avait dit de le faire, ou parce qu'il avait eu une enfance difficile, mais plutôt parce qu'il en retirait un immense plaisir, «comme la satisfaction qu'un drogué retire de sa dose».

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