Démission de Petraeus: cherchez la femme

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Les médias ont découvert que la maîtresse de David Petraeus était une femme de 40 ans, Paula Broadwell. Ancienne militaire, elle a passé près d'un an en Afghanistan pour écrire une biographie du général.

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L'affaire Petraeus

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L'affaire Petraeus

Directeur de la CIA et héros de guerre américain, David Petraeus a été contraint de démissionner en raison d'une liaison extraconjugale. Un scandale que plusieurs médias américains décrivent déjà comme la version du Pentagone du «Monicagate». »

Fabienne FAUR
Agence France-Presse
Washington

Des courriels et l'identité de leur destinataire, une femme toujours inconnue, suscitaient toujours des interrogations dimanche aux États-Unis, deux jours après la démission surprise du patron de la CIA David Petraeus pour relation extraconjugale.

La classe politique continuait de son côté à demander des explications sur le calendrier de l'enquête, ses répercussions ou d'éventuelles atteintes à la sécurité nationale derrière une affaire d'adultère.

«Il n'y a eu aucune atteinte à la sécurité nationale. A ce jour, il n'y en a pas eu», a affirmé dimanche sur Fox News la présidente de la commission du renseignement du Sénat américain, la démocrate Dianne Feinstein.

M. Petraeus, en poste depuis à un peine plus d'un an, a annoncé vendredi avoir présenté jeudi sa démission au président Barack Obama, qui l'a acceptée le lendemain.

«Après plus de 37 ans de mariage, j'ai fait preuve d'un énorme manque de jugement en m'engageant dans une relation extraconjugale. Un tel comportement est inacceptable à la fois comme mari et comme dirigeant d'une organisation comme la nôtre», avait-il expliqué dans un message aux employés de l'agence.

La presse américaine avait rapidement découvert que sa maîtresse était une femme de 40 ans, Paula Broadwell. Ancienne militaire, elle a passé près d'un an en Afghanistan pour écrire une biographie du général: All In: The Education of General Petraeus (non traduit).

Le FBI a découvert la liaison, aujourd'hui terminée, en enquêtant sur des courriels de Paula Broadwell qui menaçaient une autre femme, selon les médias. Cette dernière a eu si peur qu'elle a demandé la protection du FBI.

L'enquête est ensuite remontée jusqu'à M. Petraeus, qui aurait été interrogé par M. Petraeus «il y a deux semaines», ont indiqué des responsables policiers au Washington Post.

Questions sur l'enquête

Cette seconde femme était-elle une maîtresse, l'épouse bafouée ou une mystérieuse tierce personne?

Interrogée sur cette identité, Mme Feinstein a indiqué que «l'enquête du FBI est toujours en cours. (...) Je ne veux pas en discuter, je veux simplement dire qu'il y a beaucoup de choses à considérer dans cette affaire», a-t-elle dit, rappelant qu'il «n'y a eu aucune atteinte à la sécurité».

Le général Petraeus et sa femme Holly en... (Photo: AFP) - image 2.0

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Le général Petraeus et sa femme Holly en 2011.

Photo: AFP

Selon le New York Times citant deux responsables du gouvernement informés du dossier, cette femme «n'était pas un membre de la famille ni un membre du gouvernement». La «nature de sa relation avec M. Petraeus n'est pas connue», ajoute le journal.

Citant la même source, le journal indique que les deux femmes semblaient néanmoins «rivaliser pour la reconnaissance (de M. Petraeus), si ce n'est son affection».

Selon le Washington Post citant des responsables liés au dossier, Paula «ressentait l'existence de cette femme comme une menace à sa relation avec Petraeus». Paula pensait que «l'autre femme était en train de se lier à Petraeus», écrit-il.

Mais outre l'affaire d'adultère, la classe politique s'interrogeait sur l'enquête.

Peter King, élu républicain et haut responsable de la commission de la sécurité nationale de la Chambre des Représentants, interrogé dimanche sur CNN, a affirmé «se poser des questions sur toute l'affaire, sur comment ces courriels sont parvenus au FBI, comment le FBI a enquêté si longtemps, alors que le général Petraeus était impliqué. Le FBI aurait dû en parler au président, et maintenant il semble qu'en fait le FBI n'a réalisé que le jour de l'élection que le général était impliqué».

Par ailleurs, Mme Feinstein a indiqué qu'il n'y avait «absolument pas» de lien entre la démission du chef espion et l'attaque contre le consulat américain le 11 septembre à Benghazi (Libye).

L'ancien directeur de la CIA devait être entendu jeudi sur le dossier mais a depuis été remplacé par Mike Morrell, qui assure l'intérim à la tête de l'agence de renseignements.

La gestion de cette attaque par l'administration Obama ne cesse depuis de faire polémique.

«Ca ne colle pas», a estimé Peter King. «Je me pose vraiment des questions. Il faut regarder comment ça s'est déroulé et l'analyser», a-t-il dit.

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