Démission de Patrick Fitzgerald, le «Eliot Ness des temps modernes»

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Patrick Fitzgerald

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Agence France-Presse
Chicago

Patrick Fitzgerald, procureur américain redouté qui a fait tomber des terroristes et des hommes politiques corrompus pendant dix ans de carrière, a annoncé sa démission mercredi, après avoir été souvent présenté comme «l'incorruptible» Eliot Ness des temps modernes.

Patrick Fitzgerald, 51 ans, est à l'origine de la mise en accusation et de la condamnation des auteurs présumés des attentats contre le World Trade Center en 1993 et les ambassades de Tanzanie et du Kenya en 1998.

Il avait aussi été choisi pour mener l'enquête dans l'affaire Valerie Plame, du nom de l'agent de la CIA dont l'identité avait été révélée parce que son mari ambassadeur avait publiquement dénoncé la guerre en Irak.

Il avait alors inculpé l'ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, Lewis Scooter Libby, reconnu coupable en 2007 de parjure et d'obstruction à la justice.

Nommé procureur fédéral dans l'Illinois (nord) dix jours avant les attentats du 11 septembre 2001, il avait obtenu des «renseignements utiles» de David Headley, qui avait participé aux attentats de 2008 à Bombay. Il a fait aussi les titres des journaux dans l'affaire Conrad Black, ce magnat des médias condamné pour fraude et obstruction à la justice.

Son plus grand échec fut l'acquittement de l'homme d'affaires Mohammed Salah, membre présumé du Hamas, en 2007.

Mais c'est son combat insatiable contre les hommes politiques corrompus et les figures de la mafia qui a conduit M. Fitzgerald à être comparé au légendaire «incorruptible» Eliot Ness.

M. Fitzgerald avait envoyé la police chez le gouverneur démocrate Rod Blagojevich pour des soupçons de corruption portant sur l'attribution du siège vacant du sénateur Barack Obama, et a fait enfermer le gouverneur républicain George Ryan pour corruption.

Très récemment, il a conduit l'enquête ayant mené à l'inculpation de John Kiriakou, ex-agent de la CIA, pour divulgation d'informations classifiées.

On ignore les raisons de sa démission. Mais le ministre de la Justice Eric Holder a rendu un hommage appuyé mercredi à son «intégrité absolue et son engagement inaltérable à la cause de la justice».

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