Fin du monde: Harold Camping s'est royalement trompé!

Karin ZEITVOGEL
Agence France-Presse
Washington

Le Jugement dernier n'a pas eu lieu... Il était attendu à 18 heure -du moins selon un prédicateur fondamentaliste chrétien presque nonagénaire- et certains Américains qui s'y préparaient consciencieusement.

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Quelques-uns avaient pourtant abandonné leur emploi et parcouru le pays pour encourager les autres à se repentir avant qu'il ne soit trop tard.

Le prédicateur Harold Camping, 89 ans, assurait que les bons chrétiens seraient emportés au ciel à partir de 18H00.

Gregory LeCorps est allé jusqu'à abandonner son travail dans un «établissement médical» et s'est lancé sur les routes, avec sa femme et ses cinq enfants, pour avertir les gens que la montée au ciel des justes était imminente, a rapporté The Journal News, vendu dans la banlieue nord de New York.

Selon le pasteur, ceux qui n'étaient pas en mesure de franchir les portes du paradis auraient vécu l'enfer sur terre jusqu'au 21 octobre, quand Dieu y mettrait fin pour toujours, en détruisant tout être et toute chose, affirmait Camping.

LeCorps y croyait fermement. D'autres étaient plus sceptiques, rappelant que Camping avait lancé une prophétie similaire il y a longtemps, annonçant la fin du monde pour 1994.

Le maire de New York Michael Bloomberg, qui est juif et donc, selon Camping, ne devait pas aller au ciel rejoindre Jésus et Dieu le Père, s'était engagé lors de son émission radio de vendredi à suspendre le stationnement alterné si la fin du monde arrivait samedi.

Ce régime alterné est détesté par les habitants de New York, obligés de déplacer leurs voitures pour permettre le nettoyage des rues.

Un groupe d'athées avait programmé un pique-nique dans un parc samedi en fin d'après-midi, comptant avoir beaucoup de place, les chrétiens étant partis pour le paradis.

Des bars avaient affiché des «cinq à sept fin du monde», prenant le risque que ceux qui y croyaient partent sans payer, formalité devenue sans importance à quelques heures de la Grande Fin. Et les amateurs de fêtes avaient organisé des surprises-parties «fin du monde» à travers le pays, pour saluer gaiement ceux qui devaient partir.

Sur un compte Twitter dédié à l'événement, les messages affluaient trop vite pour être lus. Un sceptique y déclarait, par exemple, que Dieu ne devait pas choisir un samedi au milieu de la saison de cricket.

Sur le site de ventes Craigslist, des milliers de non-croyants proposaient de racheter leurs biens à ceux qui s'apprêtaient à aller au ciel, tandis qu'un groupe d'athées affirmait avoir vendu des centaines de contrats en promettant de s'occuper des animaux domestiques des partants.

De plus en plus de gens envisageaient sur Twitter de s'amuser à laisser sur les trottoirs ou les pelouses de vieux vêtements et chaussures pour faire croire à une montée au ciel de leur propriétaire. D'autres annonçaient leur intention de s'adonner au pillage, un homme déclarant sur Twitter qu'il s'en prendrait d'abord à Apple.

Camping avait calculé le moment exact de l'Ascension en partant du Déluge, 4990 ans avant la naissance du Christ, en y ajoutant d'abord 7000 ans parce que dans la Bible «Dieu nous rappelle qu'un jour est comme mille années» et ensuite en enlevant une année à cause des différences de calendrier entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Pour aboutir à 2011, d'après le site internet Family Radio de Camping.




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