Le «mystère» de la Tour 7

L'effondrement de la Tour 7 du World Trade... (Photo: robert clark, archives ap)

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L'effondrement de la Tour 7 du World Trade Center, un gratte-ciel de 47 étages qui n'a pas été frappé par un avion mais qui est aussi tombé le 11 septembre 2001, suscite de nombreuses questions chez les «Truthers» (chercheurs de vérité).

Photo: robert clark, archives ap

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Bientôt neuf ans que des gratte-ciel new-yorkais se sont effondrés. Pour certains, la poussière est retombée, mais les interrogations persistent. Et si l'effondrement des tours jumelles n'avait pas seulement été causé par l'impact des avions? À l'occasion d'une conférence présentée lundi et mardi à Montréal à ce sujet, La Presse revient sur les principales questions soulevées par ceux qu'on qualifie de Truthers, les «chercheurs de vérité» du 11 septembre 2001.

La Tour 7 du World Trade Center de New York. Un gratte-ciel de 47 étages, tout petit dans l'ombre des tours jumelles hautes de 100 étages. Pas assez haut pour avoir été frappé par un avion, le matin du 11 septembre 2001. Et pourtant, il s'est effondré lui aussi. Pourquoi?

 

L'effondrement de la Tour 7 a été étudié par de nombreux experts, dont ceux du National Institute of Standards and Technology (NIST). Il suscite néanmoins de nombreuses questions chez ceux qui ont été qualifiés de Truthers (chercheurs de vérité), dont les personnes qui sont invitées à la conférence de World911Truth, lundi à l'UQAM.

La Tour 7 était un gratte-ciel à la structure portante particulière, construit sur une centrale électrique. Au 23e étage se trouvait un centre de secours d'urgence de la Ville de New York. En cas de panne majeure, il pouvait être électrifié par des génératrices alimentées par le diesel stocké dans d'immenses réservoirs au pied du gratte-ciel.

Lorsque la tour nord du World Trade Center s'est effondrée à 10h28, son antenne et ses débris ont fracassé la façade et l'intérieur de la Tour 7, engendrant la rupture de conduites de réservoirs de diesel. Des incendies ont été repérés entre les 6e et 30e étages. Le feu a fait rage pendant sept heures.

Vers 14h, les pompiers ont noté un renflement sur le coin sud-ouest entre les dixième et treizième étages, signe que l'immeuble était instable et pouvait s'effondrer. Les secours ont donné l'ordre d'évacuer vers 15h30. L'immeuble s'est écroulé à 17h20.

Démolition commandée?

S'est-il effondré tout seul ou a-t-il fait l'objet d'une démolition commandée? L'architecte Richard Gage, l'un des plus fervents sceptiques de la version «officielle», croit que des explosifs ont été nécessaires pour mettre l'immeuble à terre. Ses partisans n'écartent pas l'hypothèse que le gouvernement américain ou d'autres instances de pouvoir soient complices de la destruction des tours.

M. Gage se pose notamment des questions sur la vitesse de l'effondrement, trop rapide selon lui pour ne pas avoir été accélérée par le bris de plusieurs colonnes simultanément avec des explosifs.

«Imaginez: une tour haute comme la Place Ville-Marie, qui s'écrase en 6,5 secondes sur son axe vertical, là où il y a le plus de résistance», dit Jean-François Ranger, de World911Truth, qui a invité M. Gage à Montréal.

Selon les enquêteurs du NIST, il est faux de dire que s'immeuble s'est effondré en seulement 6,5 secondes. Des images de la tour montrent des failles sur sa façade avant que les 2 derniers étages (2 penthouses) disparaissent à l'intérieur de la structure, l'un après l'autre, pendant 8 secondes. Le reste a suivi, pendant 7 autres secondes.

«Pull it»

Les critiques s'attardent aussi sur une déclaration de Larry Silverstein, propriétaire de la Tour 7. Dans un documentaire, il raconte que les autorités l'ont informé qu'ils ne pouvaient maîtriser l'incendie. Silverstein a déclaré au chef des pompiers: «We've had such terrible loss of life, maybe the smartest thing to do is pull it.»

Selon Silverstein, appelé après coup à clarifier ses propos, il aurait dit: «Nous avons terriblement souffert de nombreuses pertes de vie, peut-être que la meilleure chose à faire est de le retirer» (en parlant du groupe de pompiers qui s'y trouvait).

Mais le «pull it» de Silverstein devient, selon les sceptiques qui citent le jargon des démolisseurs, une autorisation de détruire l'immeuble. Une interprétation qui a été réfutée par des experts en démolition, qui utilisent le verbe pull (tirer) dans le cas où des câbles tirent la structure à démolir au sol, pas dans le cas d'implosions.

Quoi qu'il en soit, Richard Gage et les 1187 autres architectes et ingénieurs membres de son association estiment qu'il existe des «preuves suffisantes» d'une destruction des tours avec des explosifs et réclament une enquête «vraiment indépendante».

Sources: Popular Mechanics, National Geographic, NIST

Pour en savoir plus: www.W9T.org/montreal

 

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