Vol MH370: ce qu'on sait et ce que l'on ignore

Voici ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore dans la mystérieuse affaire... (Photo Asit Kumar, archives AFP)

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Vol MH370

Disparu des radars en mars 2014 avec 239 personnes à bord, le vol MH370 de Malaysia Airlines parti de Kuala Lumpur pour Pékin ne s'est jamais rendu dans la capitale chinoise. Ayant changé son plan de vol et mis le cap vers l'ouest, le Boeing 777, dont on n'a toujours aucune trace, se serait abîmé dans l'océan Indien, selon les autorités malaisiennes. »

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Agence France-Presse
Kuala Lumpur, Malaisie

Voici ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore dans la mystérieuse affaire du vol MH370 de Malaysia Airlines disparu le 8 mars 2014.

Ce que l'on sait:

- Nous savons que le 8 mars 2014, un Boeing 777 de la Malaysia Airlines décolle de Kuala Lumpur à 00h41 locales (12h41 heure du Québec) avec 227 passagers, dont 153 Chinois, et douze membres d'équipage en direction de Pékin.

- Nous savons que l'appareil est piloté par Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, un commandant très respecté avec 33 ans d'expérience dans la compagnie nationale de la Malaisie. Son copilote est Fariq Abdul Hamid, 27 ans.

- Nous savons que juste avant d'entrer dans l'espace aérien du Vietnam, quelqu'un envoie du cockpit un dernier message aux contrôleurs aériens de Malaisie: «Bonsoir, Malaysian 370». Il est 1h19 (13h19 heure du Québec).

- Nous savons que vers 1h30 (13h30 heure du Québec) les systèmes de radar, tels que le transpondeur, étaient débranchés. Or, l'appareil figurait encore sur les radars militaires à 2h15 (14h15 heure du Québec), changeant de cap en direction de la Malaisie, puis vers l'océan indien.

- Nous savons qu'un débris de l'aile de l'avion retrouvé dans l'océan Indien 16 mois plus tard est celui du Boeing du vol MH370 de Malaysia Airlines disparu le 8 mars 2014, selon le premier ministre malaisien, Najib Razak, citant jeudi des enquêteurs internationaux.

- Nous savons que la batterie de la balise de détresse de l'appareil avait expiré un an avant le décollage et que cela a rendu bien plus difficiles, selon les experts, les recherches dans l'Océan Indien.

Ce que l'on ignore encore:

- Nous ne savons toujours pas ce qui a provoqué le brusque changement de cap de l'appareil puisque ni l'équipage, ni les systèmes de radar de l'appareil n'ont donné aucun signe préalable et que cette nuit-là le temps était au beau fixe.

- Nous ignorons si l'un des pilotes est à l'origine de l'accident: l'une des hypothèses les plus probables selon les experts. Zaharie était un militant de l'opposition en Malaisie et Fariq avait laissé entrer des passagers dans le cockpit lors d'un récent vol, en violation des règles en vigueur. Mais rien dans le passé des pilotes laisse penser qu'ils pouvaient être capable d'un meurtre collectif.

- Nous ignorons s'il a pu s'agir d'un détournement ou d'un attentat commis par un groupe terroriste, puisqu'il n'y a jamais eu de revendication.

- Nous ignorons pourquoi les systèmes de radar de l'appareil ont été débranchés et par qui: un acte qui semble avoir été «délibéré» selon la Malaisie.

- Nous ignorons toujours où exactement l'appareil s'est écrasé, même si la découverte du débris de l'aile devrait aider à confirmer l'actuelle zone de recherches. Nous sommes donc toujours loin de pouvoir trouver la boîte noire qui permettrait de connaître les causes de l'accident.

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