Première semaine entière sans nouveau cas d'Ebola depuis mars 2014

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Selon l'OMS, un pays est déclaré exempt du virus 42 jours - soit deux fois la durée maximale d'incubation - après le dernier cas connu.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
GENÈVE

Aucun nouveau cas d'Ebola n'a été confirmé la semaine dernière, une première depuis mars 2014, a annoncé mercredi à Genève l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

«Aucun cas confirmé du virus Ebola n'a été signalé durant la semaine se terminant le 4 octobre», a indiqué l'OMS dans son dernier point sur l'évolution de cette maladie qui a ravagé l'Afrique de l'Ouest.

«C'est la première fois depuis mars 2014 qu'un relevé épidémiologique hebdomadaire ne contenait aucun cas confirmé», a souligné l'organisation.

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976. Elle a fait, selon les dernières données disponibles, 11 312 morts sur un total de 28 457 personnes contaminées depuis décembre 2013.

La quasi-totalité des cas mortels ont été enregistrés en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée.

Le Liberia a été déclaré libre de contagion tandis que Guinée et Sierra Leone n'ont enregistré que quelques cas en septembre, entretenant l'espoir de la fin prochaine de l'épidémie.

Selon l'OMS, un pays est déclaré exempt du virus 42 jours - soit deux fois la durée maximale d'incubation - après le dernier cas connu.

L'OMS a estimé mercredi que l'objectif était désormais de parvenir à réduire à zéro le nombre de cas et de mettre fin à la transmission de la maladie.

Le Libéria notamment n'a connu aucun nouveau cas depuis trois semaines. Mais l'OMS indique que deux cas considérés comme présentant un haut risque de positivité avaient été perdus de vue, dans les districts de Bombali et Kambia (nord-ouest).

«Les efforts pour retrouver ces cas et atténuer le risque de transmission non détectée se poursuivront jusqu'à ce que 42 jours soient passés depuis le dernier cas enregistré dans chacun des districts», a déclaré l'OMS.

En Guinée cependant, plus de 500 «contacts» restent sous surveillance dans trois des régions du pays, a encore indiqué l'OMS, précisant que tous ces cas potentiels étaient associés à une chaîne unique de transmission partie de Ratoma, un quartier de la capitale, Conakry.

290 autres contacts ont été identifiés mais n'ont pas pu être suivis dans les 42 jours  passés.

Les quatre derniers cas en Guinée, enregistrés les 26 et 27 septembre à Forecaria (sud-ouest), concernaient des personnes contaminées par un porteur inconnu, probablement lié à la chaîne de transmission de Ratoma, selon l'OMS.

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